Equipe de France : gare à Leonid Sloutski, l'homme qui a redressé la Russie après le fiasco Capello

Equipe de France : gare à Leonid Sloutski, l'homme qui a redressé la Russie après le fiasco Capello

PORTRAIT - Exsangue pendant le mandat raté de Fabio Capello (2012-2015) et incapable d'aller à la Coupe du monde 2014, la Russie va beaucoup mieux depuis l'arrivée de Leonid Sloutski. Car en plus d'entraîner le CSKA Moscou, l'ancien gardien de but est parvenu à qualifier la sélection pour l'Euro 2016.

Si vous ne savez comment traduire "pompier de service" en russe, Leonid Sloutski peut certainement vous aider. Car lorsqu'il a accepté de prendre les rênes de la sélection en août dernier, en plus de conserver celles du CSKA Moscou, l'incendie faisait rage au sein de la "Sbornaya". Car après le passage complètement raté de Fabio Capello, le technicien italien payé à prix d'or (583.000 euros par mois) n'a pas réussi à qualifier l'équipe pour le Mondial 2014 et se trouvait en conflit ouvert avec sa Fédération, la Russie était à reconstruire.

"On ne t’appelle jamais quand tout va bien, seulement quand une équipe est en échec", a d'ailleurs rappelé à raison Sloutski dimanche, à deux jours d'affronter la France en match amical mardi soir (21 heures). Et il faut bien avouer que la tâche était immense pour l'ancien gardien de but , qui devait à la fois recoller les morceaux au sein d'une sélection à la dérive - alors qu'elle aurait dû être dans les starting-blocks pour préparer la Coupe du monde 2018 qui se déroulera sur ses terres... - mais aussi maintenir les résultats du CSKA, champion de Russie en titre.

Alex Ferguson ou Guus Hiddink n'ont pas réussi à assumer la double casquette

Mission accomplie, puisque en quelques mois, celui que l'on appelle parfois le "Mourinho de l'Est" est parvenu à qualifier la Russie pour l'Euro 2016 (elle a fini deuxième du groupe G, alors qu'elle peinait à conserver sa troisième place place sous Capello) et que son club est en tête de la Première Ligue. Vraiment pas une mince affaire lorsque l'on sait que des entraîneurs tels qu’Alex Ferguson (Manchester United et Ecosse) ou Guus Hiddink (PSV Eindhoven et Australie) n'ont pas réussi à assumer cette double casquette.

"Entraîner son équipe nationale, c’est être au sommet de sa carrière. Refuser aurait été une bêtise, explique le sélectionneur/entraîneur. Avec un peu de recul, ça ne me semble pas si complexe". Il faut dire qu'avec la "Sbornaya" ou le CSKA Moscou, Sloutski applique une méthode plutôt stricte à ses joueurs (une petite dizaine appartient d'ailleurs aux deux équipes, mais sans favoritisme pour les Moscovites), qui fait donc ses preuves. Relâchement interdit pour les Bleus de Didier Deschamps.

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