Equipe de France : "Je vais laisser mon cœur chanter", annonce Kingsley Coman

Equipe de France : "Je vais laisser mon cœur chanter", annonce Kingsley Coman

FOOTBALL - Sans doute convoqué pour la première fois en équipe de France en raison des absences de Mathieu Valbuena et Karim Benzema, Kingsley Coman n'en a cure. Et il l'assume, comme tout le reste. Portrait.

L'histoire de Kingsley Coman n'est pas banale. C'est celle d'un joueur de 19 ans qui, il y a un an, a quitté le prestigieux PSG, son club formateur, pour la Juventus. Avant de quitter cette dernière cet été pour le Bayern Munich. Ce qui résume déjà assez bien son culot, également perceptible dans son goût pour le dribble. Convoqué pour la première fois en équipe de France par Didier Deschamps en vue des chocs majuscules contre l'Allemagne, vendredi au Stade de France, et l'Angleterre, mardi prochain à Wembley, l'ailier gauche a été envoyé en conférence de presse ce mardi. Et on s'est rendu compte qu'on son audace allait encore bien au-delà de ce qu'on avait imaginé.

"Bien sûr que j'ai une carte à jouer, mais comme tous les joueurs, y compris ceux qui n'ont pas encore été appelés", a-t-il embrayé, comme s'il s'adressait à chacun de ses collègues. Mais à ce moment-là, on pouvait encore croire à un discours langue de bois, tout en phrases courtes, la marque des cours de comm' que suivent de nombreux footballeurs. C'est ensuite qu'on a été surpris, quand il a franchement lâché : "J'arrive avec l'intention de tout casser. Je trouve ça normal. L'équipe de France, ce n'est pas plus impressionnant que le Bayern ou la Juve."

EN SAVOIR + >> Coman, première chez les Bleus

"J'ai des objectifs personnels très élevés"

Cette inébranlable confiance en lui, il la puise dans sa personnalité. "Je sais ce que je veux et où je veux aller, a-t-il aussi dit. Je suis quelqu'un de très calme en dehors des terrains. Mais pas timide, contrairement à ce qu'on pourrait penser. C'est juste que je ne m'ouvre pas à tout le monde, parce qu'il me faut du temps." Et cette personnalité transparaît dans son parcours : "J'ai quitté le PSG parce que je voulais être considéré comme un vrai pro, et non comme un jeune. J'ai eu l'impression que, quoi que je fasse, ça ne changerait jamais rien. (…) J'ai des objectifs personnels très élevés. Mais je ne veux pas en parler, j'ai peur de me porter l'oeil."

Dès lors, il ne faut plus s'étonner de le voir à l'aise en toute circonstance, que ce soit en tant que titulaire en Ligue des champions face à Arsenal la semaine dernière. Ou lors de sa première sélection à venir. "Si je suis insouciant ? Je ne sais pas. Je suis simplement content, c'est un rêve de disputer des gros matchs. Je suis souvent très pressé de les jouer. En fait, je dois plus faire attention à ne pas trop m'exciter, plutôt qu'à gérer de la peur ou de la pression."

À LIRE AUSSI >> Non, Ben Arfa n'est plus un enfant

Le successeur de Franck Ribéry

Plusieurs fois, Didier Deschamps a déclaré qu'il était en manque de joueurs de côté de niveau international. Kingsley Coman en est bien conscient. Et ne s'en cache pas : "C'est exactement par rapport à mes qualités et à ce poste que j'ai une carte à jouer. À moi de prouver que je peux être performant dans ce rôle de joueur de duel." Ce rôle laissé vacant par Franck Ribéry, son nouveau coéquipier au Bayern, dont il a peut-être déjà pris la place...

À vrai dire, tout le fond du personnage nous est apparu quand il a été questionné sur l'habituel bizutage des petits nouveaux : l'épreuve de la chanson devant l'ensemble des joueurs et du staff, debout sur une chaise, en fin de dîner. "Je vais chanter ce (mardi) soir. Je n'ai pas encore choisi de chanson, je la choisirai sur le moment. Je vais laisser mon cœur chanter, a-t-il répondu, en tirant malicieusement la langue. Mon cœur chante bien." À quoi bon se poser des questions ?

Plus d'articles

Sur le même sujet

En ce moment

Rubriques