Fifa : Michel Platini répond (mollement) à Sepp Blatter

Fifa : Michel Platini répond (mollement) à Sepp Blatter

FOOTBALL - Malgré la tonitruante sortie médiatique de Sepp Blatter, Michel Platini continue de s'imaginer en président de la Fifa. Une certitude affichée dans l'édition du jour du quotidien suisse Le Matin.

Hasard ou coïncidence : quelques heures à peine après l'entretien accordé par Sepp Blatter à l'agence de presse russe TASS, Michel Platini y va lui aussi de sa petite interview. Elle est à lire ce jeudi dans les colonnes du quotidien suisse Le Matin. Le président de l'UEFA, candidat à la présidence de la Fifa (pour le moins) en sursis, y réaffirme sa confiance et sa légitimité. Et réagit enfin publiquement à la candidature de son bras droit, Gianni Infantino. Tout en langue de bois.

"En toute modestie", il se voit président de la Fifa

"On veut m’empêcher de me présenter car on sait que j’ai toutes les chances de gagner, martèle-t-il . Je suis le seul à avoir une vision transversale du football. J’ai été joueur, entraîneur de l’équipe de France, dirigeant de club avec Nancy, organisateur d’une Coupe du monde et, aujourd’hui, patron de la plus puissante confédération, un parcours que j’ai accompli avec honnêteté. Je suis en toute modestie le plus à même de diriger le football mondial."

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Le Français donne l'impression de s'accrocher à son ancien statut, avant qu'une suspension de 90 jours ne lui tombe sur la tête, rendant possible, pour ne pas dire probable, son inéligibilité dans le scrutin maintenu au 26 février 2016. "Il y a une disproportion entre les faits qu'on me reproche et la violence de cette sanction. Cette suspension brouille les vrais enjeux de cette élection pour l’avenir du foot mondial, pointe-t-il. Elle m’interdit de faire campagne et de me battre à armes égales." Effectivement : la commission électorale de la Fifa n'examinera pas son cas avant le 5 janvier.

Platini, la méthode Coué

Le piège tendu par Sepp Blatter, en lui versant 1,8 million d'euros en 2011 pour un travail "prétendument effectué" (on cite la justice suisse) dix ans plus tôt sans inscrire ce virement dans les comptes de la Fifa, s'est déjà refermé. Et, comme si cela ne suffisait pas, le bras droit de Michel Platini au sein de l'UEFA, Gianni Infantino, est à son tour entré dans la danse.

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"Je me réjouis de sa candidature, ose-t-il. Le jour où je serai blanchi, tout rentrera dans l'ordre. Le comité exécutif, Gianni et moi, nous nous réunirons pour réévaluer la situation. Et l'on choisira la meilleure solution pour le football." Le plus perturbant, c'est que le dirigeant semble croire à ce discours. Comme s'il s'était enfermé dans son propre déni.

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