Dans le monde, 45% des footballeurs gagnent moins que le Smic

Dans le monde, 45% des footballeurs gagnent moins que le Smic

MÊME PAS LE SMIC - Une étude de la FIFpro, le syndicat mondial des footballeurs professionnels révèle que 45% d'entre eux gagnent 945 euros net mensuel. C'est moins que le Smic. Et surtout, c'est loin des clichés.

Un chiffre : 2%. C'est le tout petit pourcentage de joueurs interrogés par la FIFpro, le syndicat mondial des joueurs de football, qui ont déclaré percevoir une rémunération annuelle, d'environ 680 000 euros. Le fruit d'une étude réalisée avec l'Université de Manchester, qui se base sur le témoignage de près de 14 000 joueurs évoluant dans 54 pays à travers l'Europe, les Amériques et l'Afrique. Et qui nous apprend, contrairement à une idée reçue, que 45% d'entre eux gagnent 945 euros net par mois. Ce qui représente moins que le Smic, se situant entre 945 euros et 1900 euros par mois.

Violences, discriminations et harcèlement, pain quotidien de nombreux footballeurs

Outre le  niveau de rémunération, l'étude montre que plus de 29% des footballeurs  interrogés ont subi des"pressions"pour être transférés d'un club à l'autre, ou n'ont pas pu rejoindre la destination de leur choix. Elle indique également que 7% des joueurs témoignent avoir été approchés pour truquer un match, le chiffre montant même à 11% pour ceux qui ont passé la trentaine (car plus proche de la fin, que du début de leur carrière). Par ailleurs, 9% des joueurs ont été victimes de violences, 8% de discrimination et 16% de harcèlement. Loin des strass et des paillettes.

Nous avons maintenant une base d'indicateurs pour les réformes qui sont nécessaires dans l'industrie du football. Theo Van Seggelen, secrétaire général de la FIFpro

En outre, 41%  des joueurs professionnels de la planète ne reçoivent pas leur salaire à temps, toujours selon cette étude qui démontre à quel point tous les footballeurs sont  loin de vivre comme les superstars millionnaires des grands championnats européens."C'est le droit fondamental de tout employé d'être payé en intégralité et en heure", à rappelé, en conséquence, le FIFpro dans un communiqué. "Nous avons maintenant une base d'indicateurs pour les réformes qui sont nécessaires dans l'industrie du football", précise, pour sa part, Theo Van Seggelen, le secrétaire général de l'instance.

Selon la FIFpro , le marché du travail du football est divisé en trois catégories :

1) L'élite : ce sont les cinqs grands Championnats européens (Angleterre, Espagne, Allemagne France et Italie) qui bénéficient des meilleurs rénumérations.


2) Les Championnats de " second rang" et qui proposent des conditions "décentes", tels que les Etats-Unis, l'Austalie et les pays scandinaves.


3) Et puis l'Afrique, l'Europe de l'Est et l'Amérique Latine, où la majorité des joueurs sont en situation de précarité.

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