Huit matchs pour Dirar après son "coup de tête" contre l'arbitre Tony Chapron

Huit matchs pour Dirar après son "coup de tête" contre l'arbitre Tony Chapron

LIGUE 1 - Si Monaco s'attendait à devoir affronter Caen ce vendredi soir sans Nabil Dirar, le club princier doit quand même accuser le coup. Son latéral droit vient en effet d'écoper de huit matchs de suspension ferme, la commission de discipline de la LFP ayant donné raison à l'arbitre Tony Chapron...

La décision est tombée : "Après audition, la commission de discipline décide de sanctionner Nabil Dirar d'une suspension de huit matchs ferme, dont quatre ont déjà été purgés", a annoncé la Ligue de football professionnel (LFP) jeudi soir. Une prise de position très nette en faveur de l'arbitre Tony Chapron, qui avait affirmé dans son rapport et auprès de son syndicat avoir été victime d'un "coup de tête" du latéral droit monégasque lors du derby azuréen contre Nice, il y a un mois. Un "coup de tête" que certains assimilaient plutôt à un effleurement du front...

Sanction juste ou excès de zèle ?

"Le club condamne la mauvaise réaction de son joueur et accepte bien évidemment le principe d'une sanction", avait officiellement réagi l'ASM via un communiqué le 11 février, au lendemain de la première audition de Nabil Dirar devant la commission de discipline. Faisant également part, au passage, de "son inquiétude devant la mise en instruction du dossier" et considérant que le joueur devait être "sanctionné pour la réalité de son geste, une contestation trop virulente. Les termes employés dans le rapport de l'arbitre sont sans commune mesure avec les actes incriminés. En aucun cas le joueur n'a porté un coup de tête à l'arbitre de la rencontre".

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Ce même jour, tandis que l'UNFP (le syndicat des joueurs pros) tenait un discours similaire et dénonçait même une manière "d'exercer une pression directe sur la commission de discipline", metronews avait sollicité Olivier Lamarre, le président du SAFE (Syndicat des arbitres du football d'élite). "Tony est venu me dire qu'il avait reçu un coup de tête et, pour tout vous dire, je n'y ai pas cru sur le moment, nous a-t-il confié. Puis j'ai revisionné les images et j'ai vu qu'il avait raison. Bien sûr, le joueur ne risquait pas de casser le nez ou le front. Plein de gens, y compris des joueurs, m'ont appelé pour me faire part de leur incompréhension, mais les images parlent d'elles-mêmes. Il y a eu choc de tête." Pas sûr que cette façon de jouer sur les mots serve, in fine, la cause des arbitres.

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