Voisine (excédée) d’un club de foot, elle fait interrompre un match et dérobe 186 ballons !

Voisine (excédée) d’un club de foot, elle fait interrompre un match et dérobe 186 ballons !

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GUERRE DES VOISINS – En effectuant une perquisition chez une habitante de Juillan (Hautes-Pyrénées) qui avait fait arrêter un match du club de football local, les gendarmes ont découvert un drôle de butin…

Pour son premier match à la tête du Tarbes FC, un déplacement chez les voisins de Juillan, pour le compte de la première division de district des Hautes-Pyrénées, Eric Lemarchand avait essayé d’anticiper tous les imprévus. Ce samedi 3 septembre 2017, les choses se passaient même plutôt bien pour son équipe, qui menait 2-1. Mais il n’avait pas vu venir l’incident survenu à la 66e du match : le moment choisi par une dame pour pénétrer sur la pelouse du stade Sarrabayrouse, déplier une chaise dans le rond central, s’y asseoir, lire un livre et téléphoner, comme si de rien n’était. 

Lorsqu’un ballon tombe sur sa propriété, la voisine les crève ou réclame 3 à 4 eurosUn habitué du club de Juillan

Interloqués, joueurs, entraîneurs et dirigeants ont tenté de parlementer pour qu’elle quitte le terrain. Mais rien n’y fera, ni l’intervention des gendarmes, ni même la mise en marche de l’arrosage automatique. Résultat : la rencontre a dû être annulée. L’histoire, révélée par la page Facebook Puk&match 65, sera relayée par La Dépêche du Midi, puis par plusieurs autres médias (y compris aux États-Unis, en Angleterre ou en Suisse), ce qui permettra d’en savoir plus quant aux motivations de la dame. Cette voisine du stade était tout simplement excédée de voir des ballons atterrir dans son jardin !

"Lorsqu’un ballon tombe sur sa propriété, la voisine les crève ou réclame 3 à 4 euros par balle, car elle considère que c’est du travail de les renvoyer", avait confié un habitué du club de Juillan à La Dépêche du Midi. Le club, d’ailleurs, soucieux de jouer l’apaisement, n’a pas porté plainte. Mais les gendarmes ont néanmoins ouvert une enquête sur elle, nous apprend ce mercredi le quotidien régional. Qui précise que, ces derniers jours, la brigade d’Ossun a mené une perquisition à son domicile et y a découvert la bagatelle… de 186 ballons. Fabrice Sayous, le maire de Juillan, estime que le préjudice de ces vols dépasse les 4.000 euros. 

Lettre ouverte

Faute de plainte, les choses en sont restées là. Mais la dame en question, qui était allée jusqu’à donner des conseils aux attaquants juillanais sur RTL pour qu'ils visent les buts plutôt que son jardin, n’a sans doute pas été ravie d’apprendre que la commission départementale des litiges du District de football des Hautes-Pyrénées a décidé que le match interrompu devra être intégralement rejoué


De toute manière, les autres adversaires de Juillan ont déjà pris fait et cause pour le club lésé. Les joueurs du Val d’Adour avaient ainsi débarqué, en septembre, avec des panneaux "Je suis Juillan". Ils avaient aussi écrit une lettre ouverte à la fameuse voisine. On pouvait notamment y lire : "D'avance prenez garde aux centres ratés de Jeffray Dartenay et aux dégagements dévissés de notre gardien Gros Z. Vous risquez d'avoir du travail."

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