Manchester City, ce club davantage taillé pour l'Angleterre que pour l'Europe

Manchester City, ce club davantage taillé pour l'Angleterre que pour l'Europe

LIGUE DES CHAMPIONS – Pour sa première participation aux quarts de finale de la Ligue des champions, Manchester City aura la lourde tâche d'affronter le Paris Saint-Germain. Habitués à jouer les premiers rôles en Premier League, les Citizens présentent un effectif de qualité capable de poser des soucis aux partenaires de Thiago Silva. Mais son manque d'expérience sur la scène européenne et sa fébrilité défensive pourraient lui coûter cher. Décryptage.

Habitué depuis trois saisons à disputer ses matches à élimination directe face à Chelsea ou le FC Barcelone, le Paris Saint-Germain s'est enfin vu offrir le droit d'affronter une formation qu'il n'a rencontré qu'à une seule reprise dans son histoire européenne : Manchester City. Cette opposition, quasi inédite (un match nul 0-0 en Coupe UEFA en 2008), doit forcément ravir les partenaires de Zlatan Ibrahimovic qui vont donc se frotter à un club également détenu par un riche investisseur, souvent comparé à Paris en raison de l'origine de ses actionnaires et désireux de s'affirmer sur la scène européenne. Comme le PSG.

Mais il y a un "mais". Car si le club parisien participe pour la quatrième année consécutive aux quarts de la finale de la Ligue des champions, les Citizens font office de petit nouveau puisque, pour la première fois de leur histoire, ils ont réussi à gagner leur place à ce stade de la compétition. Tombeur du Dynamo Kiev en huitièmes de finale, le club anglais avait hérité cette année d'un tirage favorable, contrairement aux saisons précédentes où il fut éliminé à deux reprises par le FC Barcelone, le bourreau... du Paris Saint-Germain. La faute à une phase de groupes régulièrement mal négociée par les hommes de Manuel Pellegrini. En décembre dernier, ils sont finalement parvenus à vaincre le signe indien et terminer premier de leur poule devant la Juventus Turin. Preuve de la progression d'une formation habituée à évoluer ensemble depuis maintenant deux, trois ans.

Une attaque de feu, une défense poreuse

A l'image de son futur adversaire, Manchester City bâtit son équipe à coups de millions et apporte quelques retouches à son onze de départ au fil des saisons afin d'améliorer son collectif. L'été dernier, Kevin De Bruyne, Raheem Sterling et Nicolas Otamendi – achetés pour plus de 130 millions de livres - sont venus s'ajouter à la collection de stars garnissant déjà l'effectif anglais : Vincent Kompany, Yaya Touré, David Silva, Sergio Agüero... Le potentiel de cette formation est tout bonnement exceptionnel et sur le papier, les Citizens présentent très certainement un des groupes les plus séduisants d'Europe qui leur a permis d'asseoir leur supériorité sur la scène nationale en remportant le Championnat anglais à deux reprises (2012, 2014).

Mais la vérité du terrain et l'exigence de la Ligue des champions sont parfois cruelles et la force de frappe offensive de City contraste avec les errements défensifs d'une équipe qui encaisse cette saison plus d'un but par match en Premier League, un Championnat dont il occupe seulement la quatrième place. Eliaquim Mangala peine à donner satisfaction au regard du lourd investissement consenti par les Skyblues (53 millions d'euros), au même titre que Nicolas Otamendi. Et forcément, quand on sait que Vincent Kompany, le patron de l'arrière-garde anglaise, devrait être privé du match aller en raison d'une blessure au mollet contractée face à Kiev, on se dit que Zlatan Ibrahimovic et Angel Di Maria peuvent véritablement semer la terreur dans la défense mancunienne.

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