MERCATO - Monaco : ça vaut quoi Stevan Jovetic, l’attaquant chipé au dernier moment par l'ASM à l'OM ?

MERCATO - Monaco : ça vaut quoi Stevan Jovetic, l’attaquant chipé au dernier moment par l'ASM à l'OM ?

TRANSFERT – Soufflé au nez et à la barbe de l’Olympique de Marseille au tout dernier moment, Stevan Jovetic est officiellement devenu, ce mardi, un joueur de l’AS Monaco. L’occasion pour LCI de se pencher sur le parcours et le profil de l'international monténégrin.

Cela pourrait être pris pour un poncif que de dire qu’un transfert n’est vraiment à prendre au sérieux que lorsqu'il est officiel, mais le cas de Stefan Jovetic est venu nous rappeler qu’un deal peut effectivement basculer in extremis... de façon parfois très inattendue. 


Initialement, tout était en effet calé pour que la venue de l’attaquant monténégrin de 27 ans à l’Olympique de Marseille soit actée lundi. Mais dimanche soir, avant que les Phocéens ne boivent la tasse à Monaco (6-1), le club du Rocher a formulé une offre qui lui a fait changer d’avis au dernier moment. 

Pour la petite histoire, selon The Daily Mirror, Stevan Jovetic a même partagé dimanche soir un hélicoptère pour rallier Monaco avec Jacques-Henri Eyraud, le président de l’OM, qui ne l’a pas reconnu sur le coup. Discutant avec lui, il lui a annoncé le transfert de Jovetic à Marseille et ce dernier lui a alors révélé son identité... et son refus. L’anecdote a depuis été démentie par le dirigeant olympien sur RMC mais le mal est fait. Concrètement, l’OM cherche encore un attaquant. Et l’ASM vient, elle, d’officialiser le transfert en bonne et due forme ce mardi. L’occasion de se pencher sur le cas du joueur.

Dans sa jeunesse, c’était le Kylian Mbappé monténégrin

Les jeunes surdoués pullulent désormais dans le foot, mais les temps de passage comme ceux de Stevan Jovetic, à l’image de ceux de Kylian Mbappé aujourd'hui, demeurent rares. Le Monténégrin a en effet lui aussi débuté chez les professionnels à l’âge de 16 ans et a marqué lors de sa première titularisation avec son club formateur, le Partizan Belgrade, dont il est devenu le plus jeune capitaine de l’histoire, à 18 ans. Âge auquel il a, en outre,  connu, comme Mbappé, les honneurs d’une première sélection en équipe nationale. Ce qui lui a valu de réaliser son rêve de rallier la Fiorentina avec à peine deux petites saisons dans les jambes, à l’été 2008.

Aujourd’hui, ce serait plutôt le nouveau Valère Germain monégasque

Dans le style de jeu, le Monténégrin a eu le temps d’évoluer, en quelque onze ans de carrière. À Belgrade comme à Florence, c’était en tant qu’ailier droit, ou en n°10, qu’il enflammait les foules. Ensuite, on l’a vu se muer petit à petit en attaquant de pointe très mobile, ce fameux faux n°9 si cher à Pep Guardiola, qui aspire les défenseurs pour mieux ouvrir des espaces à ses partenaires dans la surface, à la manière d’un Valère Germain (parti à l’OM), qu’il remplacera donc poste pour poste à Monaco (ce qui signifie qu’un autre joueur devrait arriver d'ici jeudi soir pour pallier le départ de Mbappé). Les statistiques de Jovetic ont ainsi logiquement chuté en termes de rendement, ses 27 buts en 58 rencontres lors de ses débuts en Italie n’étant plus, à présent, qu’un très lointain souvenir. Ceci étant dit, ce décin mathématique ne s'explique par que par son positionnement sur le terrain…

Les blessures ne l’ont jamais épargné

En effet, la suite de sa carrière a été moins riche en nombre de buts, mais surtout en nombre de matchs joués. Transféré à Manchester City à l’âge de 23 ans contre 26 millions d’euros en 2013, il n’y a été titulaire que onze fois en deux ans. Prêté ensuite à l’Inter, il ère dans l’ombre de Mauro Icardi au point de ne disputer que 67 minutes lors de sa 2e saison milanaise. La faute à des pépins physiques très récurrents, ayant suivi une rupture des ligaments croisés en 2010, qui l’ont mis sur le carreau durant un an. C’est quand il a été prêté à Séville en janvier dernier que l’attaquant a amorcé un début de renaissance, disputant 24 matchs (pour 7 buts) en une demi-saison. Ce qui n’a toutefois pas convaincu le club andalou de lever son option d’achat de 13 millions d’euros. Dit autrement : à Monaco, Jovetic aura beaucoup de choses à prouver, et beaucoup de temps perdu à rattraper, si son entraîneur et son corps le lui permettent. 

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Le mercato estival 2017

Plus d'articles

Sur le même sujet