Pourquoi Kevin Trapp, l'habitué des bourdes, va sortir un gros match face à Chelsea

Pourquoi Kevin Trapp, l'habitué des bourdes, va sortir un gros match face à Chelsea

LIGUE DES CHAMPIONS – Auteur d'une prestation aboutie lors du match aller face à Chelsea, Kevin Trapp est attendu au tournant ce mercredi soir à Stamford Bridge. Si le gardien allemand alterne le très bon et parfois... le très mauvais, ce huitième de finale retour de Ligue des champions pourrait bien lui sourire. On vous explique pourquoi.

On le sait, le football est imprévisible, ce n'est pas une science exacte, mais bon, soyons fous, prenons les paris : ce mercredi soir, Kevin Trapp va réaliser une grosse prestation face à Chelsea. Il y a trois semaines, au Parc des Princes, l'Allemand a sorti le match parfait, sa responsabilité sur le but d'Obi Mikel n'étant pas engagée. Son arrêt réflexe sur la tête de Diego Costa, alors que le score était encore nul et vierge, restera, sans aucun doute, comme l'un des tournants de cette double confrontation. Et on le voit bien remettre ça à Stamford Bridge pour deux raisons bien précises.

Parce qu'en Ligue des champions, il est beaucoup plus sollicité :
La domination à outrance du Paris Saint-Germain en Ligue 1 dessert légèrement Kevin Trapp, cantonné à un rôle ingrat. On s'explique. Sur la scène nationale, le club parisien imprime le rythme des rencontres, se procure une multitude d'occasions et, par conséquent, en concède très peu à l'image des matches contre Lille et Montpellier lors desquels l'Allemand n'a pas eu un arrêt à faire ! En moyenne, l'ancien portier de Francfort effectue 1,79 arrêt par match contre 3,14 en Ligue des champions. L'accumulation des occasions adverses permet, d'une certaine manière, à Trapp de se mettre en jambes, de faire preuve de vigilance et de maintenir son niveau de concentration sur la durée d'un match. Son gros pêché mignon depuis sa venue à Paris.

EN SAVOIR + >> Avec Kevin Trapp, Paris a-t-il enfin trouvé son ange gardien ?

"Le plus difficile, c'est de rester concentré pendant 90 minutes, 93 même, c'est la grande différence entre Francfort et Paris. J'ai parlé avec Manuel Neuer et il n'a pas grand-chose à faire lui aussi durant les matches. C'est différent pour moi mais il faut s'adapter à ça", a-t-il reconnu au début d'année. Son erreur d'appréciation sur le but de Nacho à Santiago Bernabeu vient certes contredire notre constat de base, mais il serait extrêmement malhonnête de passer sous silence ses parades décisives face à Isco et Kroos. Ce soir-là, il avait effectué cinq arrêts, son plus gros total en Ligue des champions devant les quatre arrêts réalisés lors du match aller contre le Real et Chelsea. En Ligue 1, il a dépassé ou égalé ce chiffre à trois reprises seulement : contre l'OM au Parc des Princes (5) et au Vélodrome (4) et face à Lyon (6). Des statistiques traduisant à merveille la différence de niveau entre la L1 et la C1.

Parce qu'il répond présent dans les moments chauds :
On vous voit venir. Oui, Kevin Trapp a commis une boulette face au Real Madrid qui a coûté la première place du groupe à son équipe lors de la rencontre la plus importante de la première partie de saison du PSG. Difficile d'affirmer le contraire. Mais Kevin Trapp est un gardien extrêmement difficile à cerner, capable du meilleur le mardi (cf. Chelsea) et d'enchaîner par une grosse boulette quatre jours plus tard lors d'une rencontre de Ligue 1, somme toute classique, face à Reims. Alors on pose la question : Trapp serait-il un gardien taillé pour les grands matches ? En rembobinant le film de la saison de l'Allemand, on s'aperçoit qu'il possède cette faculté à être décisif quand le besoin s'en fait véritablement ressentir.

Pour son premier Classico face à l'OM, il détourne le penalty d'Abdelaziz Barrada, avant d'en faire de même deux mois plus tard face à Andy Delort. Dans le Chaudron de Geoffroy-Guichard, alors que le PSG se fait agresser et bousculer sur le pré, Kevin Trapp multiplie les parades face aux assauts stéphanois. Une performance qu'il répétera un mois plus tard lors de l'unique défaite de Paris face à Lyon. Complètement abandonné par sa défense, le gardien âgé de 25 ans évite une débâcle plus importante à son équipe en effectuant six arrêts, son plus gros total de la saison.

Vous l'aurez compris, Trapp ne sort pas de nulle part et a déjà prouvé par le passé qu'il pouvait être un excellent dernier rempart susceptible de faire gagner des points et des matches sur la scène européenne. C'est en partie la raison pour laquelle il a été recruté l'été dernier. Tâche à lui d'être toujours aussi dominateur dans les airs, d'être efficace dans ses face-à-face et de se montrer adroit avec ses pieds (81% de réussite dans ses relances en Ligue des champions, 83% en Ligue 1). Et de ne pas réaliser la boulette qui ferait tache, car le PSG l'aurait mauvaise. Et nous aussi.

Et aussi

Sur le même sujet

À suivre

Rubriques