PSG - Barcelone (3-2) : quand Paris joue comme ça, il est magique !

PSG - Barcelone (3-2) : quand Paris joue comme ça, il est magique !

LIGUE DES CHAMPIONS - Transcendés. Mardi, les Parisiens ont montré leurs plus beaux visages au moment le plus opportun. Face au grand Barça, sans Ibrahimovic et sans Thiago Silva, ils ont retrouvé les vertus qu'ils avaient égarées en ce début de saison, pour finalement s'imposer et passer trois buts à la meilleure défense d'Espagne.

Il fallait être fou pour y croire. Ce Paris aux abois, privé de ses deux principaux leaders, Thiago Silva et Zlatan Ibrahimovic, opposé à ce Barça au grand complet n'avait pas la faveur des pronostics. Et c'est un euphémisme. Pourtant, le Parc des Princes, chauffé à blanc avant même le coup d'envoi, était, lui, bien convaincu que l'impossible ne l'était pas vraiment. Et c'est sans doute ce public qui, par ses rugissements assourdissants et permanents, a porté ce PSG en quête de rédemption jusqu'à une incroyable victoire. Du genre de celle dont on parlera longtemps et qui lance, finalement et contre toute attente, sa saison.

Les deux entraîneurs nous avaient vendu un affrontement où la bataille pour le possession du ballon serait la clé. Mais Laurent Blanc, qui n'a jamais caché que le Barça est sa principale source d'inspiration, a pris son modèle à son propre jeu. C'est sans ballon, dans le quadrillage inlassable du terrain et le pressing dans les trente mètres adverses, que son équipe a fait la différence.

Laurent Blanc et le Barça, une admiration à sens unique ?

Comme un symbole, on a ainsi plus vu Pastore tacler comme un chien enragé pour gratter des touches que distribuer les caviars. Dans son sillage, Cavani et Lucas ont abattu un travail similaire, permettant à Motta et Matuidi de survoler les débats au milieu, sous le regard de Zlatan Ibrahimovic, médusé en tribunes.

Évidemment, le talent avait aussi son mot à dire. Les Catalans sont toujours restés dans le match, recollant au score par deux fois. Messi, à la 12e, égalisait à 1-1, avant que Neymar, d'une frappe amoureusement enroulée, ne permette aux siens de revenir à 3-2, à la 56e. Mais Paris n'a rien gâché non plus.

La revanche de David Luiz

À la 10e, David Luiz, qui commençait à comprendre l'agacement dû aux attentes qu'avait suscité son transfert à 50 millions d'euros, profitait d'un cafouillage pour ouvrir le score. À la 26e, Verratti, d'une tête de filou sur corner, inscrivait son tout premier but parisien. Puis au retour des vestiaires, à la 54e, c'était Matuidi qui venait crucifier Ter Stagen d'une reprise entre ses jambes. Le but qui donnait définitivement corps à l'exploit. Il faut décidément bien croire que ce Paris-là n'aime que les grands défis. Ne lui reste donc plus qu'à considérer avec autant d'intensité et d'humilité ses matches de Ligue 1.

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