PSG-Chelsea (2-1) : comment les joueurs parisiens ont (presque) évoqué l'affaire Aurier après le match

PSG-Chelsea (2-1) : comment les joueurs parisiens ont (presque) évoqué l'affaire Aurier après le match

LIGUE DES CHAMPIONS - À l'issue de leur victoire (2-1) contre Chelsea en 8e de finale aller, les joueurs du PSG ont été pour la première fois interrogés sur l'affaire Aurier, malgré les efforts du club pour éviter cela. Passage en revue de leurs réactions. Et de leurs esquives.

La zone mixte est un prolongement du match de foot. Dans cet espace dévolu aux échanges entre joueurs et journalistes, placé entre les vestiaires et la sortie du stade, il n'est pas rare d'en voir certains courir aussi vite que sur le terrain, esquivant les questions comme les adversaires un peu plus tôt. Alors à l'issue de ce PSG-Chelsea (2-1), première occasion de voir les coéquipiers de Serge Aurier réagir publiquement à "l'affaire", pensez donc. Pour tout dire, on avait même craint de ne pas en voir un seul s'arrêter. Heureusement, ils sont quand même venus. Mais chacun d'entre eux était flanqué d'un attaché de presse du club prêt à bondir. Ce qui les a conduit à ne l'évoquer qu'avec une précaution infinie, à travers de subtiles allusions (on ironise).

Al-Khelaïfi esquive, Maxwell stoïque

Un exercice que les journalistes ont d'ailleurs eux-mêmes pratiqué. Par exemple lorsqu'il a été demandé au président Nasser Al-Khelaïfi si ses troupes n'avaient pas dû faire preuve d'un "sacré mental" pour l'emporter "après tout ce qui s'est passé". Réponse du Qatari : "Oui, notre équipe, nos joueurs, notre coach, le club dans son ensemble a su dépasser ça. Le problème est derrière nous. On s'est entièrement concentré sur ce match. J'ai bien regardé les joueurs avant le coup d'envoi et j'ai vu que tous voulaient se battre, en donnant tout." Puis le dirigeant de changer habilement de sujet, soulignant "la belle ambiance" du Parc des Princes.

REVIVEZ >> PSG-CHELSEA (2-1) : Paris gagne mais n'aurait pas dû encaisser ce but

Est ensuite venu le tour de Maxwell, interrogé sur "les circonstances difficiles" ayant précédé la rencontre. "On est des professionnels. Il faut toujours aborder le match avec beaucoup de concentration, pour honorer le club. Ce n'est pas une bonne chose pour nous, mais on a affronté cet événement avec beaucoup d'envie de gagner le match. C'est le plus important", a-t-il répliqué du tac au tac. Ainsi mis en confiance, un journaliste a alors mis les pieds dans le plat : "Et vous, qu'avez-vous pensé de cette affaire ?" Un court instant, le joueur a donné l'impression d'hésiter. Mais il s'est finalement tourné vers l'attaché de presse et s'est fendu d'un "on ne peut pas répondre, ciao".

Avec Blaise Matuidi, très proche de Serge Aurier, ce fut encore un peu plus compliqué. "La préparation de ce match a-t-elle été difficile ?", a osé un reporter. "Je n'ai pas envie de répondre." S'en est suivi un petit brouhaha durant lequel le journaliste est parvenu à élever sa voix au-dessus de celle de l'attaché de presse : "Oh ! On parle de la préparation, pas de l'affaire !" La belle affaire. "On était concentrés sur le match. Il était dans nos têtes depuis très longtemps et vous avez vu ce (mardi) soir qu'on a répondu présent à ce niveau-là", a bien voulu lâcher le milieu international français, avant de, lui aussi, tourner les talons.

À LIRE AUSSI >>  PSG-CHELSEA (2-1) : Marquinhos n'a pas fait oublier Serge Aurier

David Luiz, le détournement en français dans le texte

Ces deux épisodes ont, logiquement, quelque peu refroidi les velléités des suiveurs du PSG. À Marquinhos, il aura ainsi seulement été demandé s'il se voyait occuper ce poste d'arrière droit (celui de Serge Aurier) toute la saison. "On va voir chaque jour, match après match, a dit le Brésilien. C'est dans l'axe que je prends le plus de plaisir mais je dois rester disponible pour le coach." Trop facile.

En fait, le club parisien nous avait gardé le meilleur pour la fin, avec le volubile David Luiz. Alors David, le match a-t-il été "difficile à préparer" ? "C'est tout le temps difficile de préparer un match de football mon ami. Et encore plus de le gagner." Mais tout de même, "l'agitation des derniers jours" a-t-elle perturbé le groupe ? "Tout le temps, c'est agité mon ami ! On joue dans un grand club et il y a beaucoup de pression, c'est comme ça. D'accord ?" Le tout balancé avec un sourire, en français dans le texte (une première), et conclu d'un "MERCI BEAUCOUP" presque réconfortant. Le Brésilien a en effet été le premier à se moquer de nous sans essayer de nous le cacher grossièrement. Merci à lui. 

Et aussi

Sur le même sujet

À suivre

Rubriques