PSG : l’avocat d’Hatem Ben Arfa s’insurge contre sa mise au placard et charge Nasser Al-Khelaïfi

PSG : l’avocat d’Hatem Ben Arfa s’insurge contre sa mise au placard et charge Nasser Al-Khelaïfi

FOOTBALL - Privé de tournée aux États-Unis cet été et désormais de Ligue des champions par le PSG, qui ne l’a pas inscrit sur sa liste de joueurs, Hatem Ben Arfa est, de plus, contraint de s’entraîner avec l’équipe réserve. Son avocat monte au front médiatique pour dénoncer ce traitement.

Si la vie n’est pas un long fleuve tranquille, que dire de la carrière d’Hatem Ben Arfa ? L’ex-prodige du foot français, aujourd’hui âgé de 30 ans, a en effet vécu tant d’épisodes singuliers qu’on peine à les dénombrer, de sa fameuse esclandre dans le bureau de Jean-Claude Dassier (il a littéralement jeté à travers la pièce les effets personnels du président de l’OM pour forcer son départ à Newcastle) à son transfert avorté à Nice pour avoir joué dans 3 clubs différents la même saison (!), en passant par cette déclaration mythique de son coach à Hull City : "Hatem a moins couru que notre gardien durant ce match." Ce qu’il vit actuellement au PSG s’inscrit ainsi dans la lignée de ce parcours chaotique. Mais il semblerait que les toutes récentes décisions du club à son encontre ont fait déborder un vase déjà trop plein. Elles ont en tout cas poussé son avocat à réagir ce lundi.

J'ai plus de mal à parler à mon président...Hatem Ben Arfa à l'émir du Qatar

Rappelons que Ben Arfa est considéré comme un indésirable à Paris depuis huit mois. Cet été, sa direction a tout fait pour le pousser vers la sortie, mais l’attaquant n’a rien voulu entendre et s’accroche à sa dernière année de contrat dans la capitale, avec l’espoir, affirme-t-il, de finir par s’imposer dans son club de cœur. Un espoir a priori déraisonnable : son entraîneur l’a d’abord privé de la tournée estivale aux États-Unis. Et puis ce lundi, un nouveau palier a été franchi, avec sa mise à l’écart du groupe professionnel, conjuguée à son absence de la liste des joueurs appelés à disputer la Ligue des champions que le PSG a expédiée à l’UEFA. Une liste qui, pour la petite histoire, ne contient que 24 noms, alors qu’elle peut en contenir 25…

 "On parle de valeurs sportives et de respect du contrat. Il n’y a eu aucun manquement de la part d’Hatem. Là, on l’écarte brutalement avec des mesures irrespectueuses, et qui ne respectent pas la charte du footballeur. Pourquoi ? On voudrait poser la question à l’entraîneur, au président, au directeur sportif, on n’a aucune indication. Depuis le début de la saison dernière, il n’a jamais eu l’occasion de rencontrer son président malgré les demandes répétées. On n’a aucune explication. C’est un joueur de talent, Hatem. L’année dernière, on disait que c’était le meilleur footballeur français. Ses qualités, il ne les a pas perdues du jour au lendemain ! Tout le monde le sait, il a acquis une maturité incroyable. Si des choses ne vont pas au niveau sportif, on en parle. On lui dit ce qu’on attend de lui", a tonné Me Jean-Jacques Bertrand sur les ondes de RMC.

Vous ne pouvez pas reprocher à un joueur de respecter son contratL'avocat d'Hatem Ben Arfa

Pour mémoire, le 16 juillet, Le JDD avait révélé que Ben Arfa n'avait pas uniquement été écarté du stage de pré-saison du PSG en raison de ses performances sportives mais parce qu’il avait essayé de discuter directement avec le propriétaire qatari, sans passer par son président, Nasser Al-Khelaïfi. Lequel l’aurait très mal pris… "Je ne peux pas vous rapporter les propos exacts mais ce n’est pas ça, les propos ont toujours été corrects. Hatem n’a pas du tout demandé un rendez-vous à l’émir. L’émir assistait à l’entraînement. Comme les autres, Hatem a salué l’émir, mais dans sa langue. Et avec un 'j’ai plus de mal à parler avec mon président'... Si c’est ça, la fierté est chèrement payée… Il n’y a eu aucun propos désobligeant. Il a juste salué le propriétaire du club", a expliqué son avocat.

Mais au final, tout indique que la mise au placard actée ce lundi vient plutôt de la volonté de Ben Arfa de rester au club, en dépit du bon sens. "Il faut intégrer l’amour viscéral d’Hatem pour ce club, dit encore le juriste. C’est comme ça. De toute façon, il n’y pas eu de négociation pour une résiliation de contrat. Hatem attend qu’on négocie quelque chose. Vous ne pouvez pas reprocher à un joueur de respecter son contrat. Il devrait s’asseoir dessus ? Nice ? Il peut toujours y aller en joker, c’est possible. Il faut s’asseoir et discuter. En face, on fait comme s’il n’avait pas de contrat, on lui dit de partir." En clair : le clan du joueur exige qu’on lui paye sa dernière année pour plier bagage. Dit autrement : cet "amour viscéral" est une histoire d’argent. Pour le coup, cela ne le distingue pas des autres footballeurs.

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