VIDÉO - Les larmes de Zinédine Zidane lors d'une interview pour les 40 ans de Téléfoot

FLASHBACK – Dans un document exceptionnel diffusé ce dimanche à l’occasion des 40 ans de Téléfoot, Zinédine Zidane est revenu sur les moments forts de sa carrière, et sur sa vie. Ses succès, ses erreurs, sa vie intime : la légende du foot français se livre comme rarement.

"C’est ma vie." Ému aux larmes, Zinédine Zidane s’est montré sans filtres et sans retenue. Dans un document exceptionnel diffusé ce dimanche à l’occasion des 40 ans de Téléfoot, la légende du football français revient sur les moments forts de sa carrière, et plus généralement de son existence. De ses souvenirs d’enfance à ses récents succès comme entraîneur du Real Madrid en passant par ses années sous le maillot Bleu, tristement ponctuées par son célèbre coup de boule en finale de la Coupe du monde 2006 face à l’Italie, le natif de Marseille aujourd’hui âgé de 45 ans se livre comme rarement. 

Ses souvenirs de Téléfoot

Comme tous les amoureux du ballon rond, Zizou a été biberonné dès l’enfance par l’émission dominicale de TF1. "Mon premier souvenir de Téléfoot, c’est une voix. Et cette voix, c’est celle de Pierre Cangioni (premier présentateur de l’émission, ndlr). C’était une époque où il n’y avait pas beaucoup d’images, pas beaucoup de sport à la télé et très peu de foot", explique-t-il aujourd’hui. "C’était presque la seule émission que j’avais le droit de voir." 

Sa femme

Bien des années plus tard, lorsque, jeune joueur, il éclabousse Bordeaux de son talent, Zinédine Zidane se retrouve dans la peau de l’interviewé. Face au micro de Vincent Hardy, le Girondin, déterminé et enamouré, choisit alors de parler de sa femme Véronique. Avec passion. "Sachant qu’elle est toujours mon épouse aujourd’hui, c’est beau", souligne-t-il à présent. "On a fait notre vie ensemble, nos chemins son complémentaires, et c’est ça qui est magnifique. (…) Je lui dois tout."

Ses parents

Plein d’émotion devant les images de son père lui disant qu’il l’aime, l’ancien numéro 10 se montre là encore sans filtre et sans retenue. "C’est là que j’ai commencé à avoir la première larme", dit-il. "Mon papa, il me touche, il m’a toujours touché." Admiratif, Zidane souligne l’importance qu’ont eu ses parents dans sa construction personnelle. "Ils ont toujours été nos guides. Et finalement, quand vous devenez vous-même papa, que vous avez une vie professionnelle et affective remplie, je me dis qu’ils ont bien fait leur travail."

Son retour en Bleu

"Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis." Au moment d’évoquer son retour sous le maillot de l’équipe de France en 2005 (il avait annoncé sa retraite internationale un an auparavant, ndlr), Zizou n’y étais pas allé par quatre chemin pour justifier son revirement. "Ça prouve que je n’en étais pas un", lâche-t-il maintenant. "C’est la plus belle chose que j’ai faite. Je suis revenu et c’est comme si je n’étais jamais parti." Heureux d’être retourné jouer avec les Bleus, Zinédine Zidane ne cache cependant pas que ce come-back lui laissera toujours un goût d’inachevé, allusion faite à son échec en finale de la Coupe du monde 2006 face à l’Italie. "Je me suis préparé pour la gagner. Je savais que j’allais arrêter et j’ai tout mis en œuvre pour que ce soit bien et, finalement, la sortie est moyenne."

Son coup de tête

"Moyenne", sa sortie le sera indéniablement. Et pour cause : après son célèbrissime coup de boule dans le plexus du défenseur transalpin Marco Materazzi, le meneur de jeu, exclu, verra sa carrière internationale s’arrêter brusquement. Devant les images de l’altercation, Zizou a le visage grave. Lucide, il analyse : "Je ne suis pas fier de ce geste. Je m’en suis excusé auprès de tous ces jeunes, tous ces entraîneurs, tous ces bénévoles, qui font que le foot c’est autre chose. Mais cela fait partie de ma carrière, de ma vie. Ça fait partie des choses qui ne sont pas agréables mais qu’il faut accepter, digérer."

Son clin d’œil à Arsène Wenger

"Maintenant, je fais partie des vôtres - j’espère en tout cas - puisqu’on fait la même chose" : Zizou apparaît presque gêné, au moment de glisser un mot à l’intention d’Arsène Wenger, le coach d’Arsenal, sur le plateau de Téléfoot. Une preuve, s’il en fallait une, de l’humilité qui le caractérise, alors même qu’à la tête di Real, le Marseillais s’est taillé, en à peine deux ans, un palmarès à faire pâlir d’envie la plupart des entraîneurs mondiaux. 

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