Ces enseignants veulent être mutés auprès de leurs familles

Ces enseignants veulent être mutés auprès de leurs familles

EDUCATION – Une dizaine d'enseignantes du collectif "Mutez-nous" a manifesté mercredi matin devant le Rectorat. Elles réclament l'application des critères pour se rapprocher de leurs familles.

Elles veulent être mutées près de leurs familles. C'est le message que les enseignantes du collectif "Mutez-nous", dont certaines font des demandes depuis quatre ans, ont porté auprès de la Rectrice Hélène Bernard mercredi matin.

"On souhaite que les règles de priorité, en fonction des points et des rapprochements de conjoints, soit davantage respectées", explique Méline, professeur des écoles dans le Tarn et Garonne et qui réclame depuis deux ans son affectation en Haute-Garonne où travaille son mari. "Alors que je remplis tous les critères!", constate la jeune mère de famille.

D'enseignante à chargée de communication

Dans le collectif qui regroupe 300 personnes en France, dont 50 dans l'académie, Florence enseignante à Paris jusqu'en 2012 raconte qu'elle a été contrainte de quitter son poste après plusieurs échecs de rapprochement pour vivre auprès de sa famille et de ses trois enfants à Toulouse. "Depuis deux ans je travaille comme chargée de communication dans un cabinet d'architecte", confie-t-elle.

Une situation "ubuesque" qui fait enrager les membres du collectif. "Car dans le même temps 47 postes, dont  23 en Haute-Garonne, n'ont pas été pourvus et sont réservés aux personnes placées sur les listes complémentaires du concours", dénonce encore Méline. Reçus en délégation par le DRH du Rectorat, les membres du collectif sont ressortis satisfaits de leur entretien : ils ont reçu l'assurance d'être intégrés en plus grand nombre sur les futures listes de mutation en fonction de l'ancienneté de leur demande.

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