Des étudiants lillois protestent contre l'insalubrité de leur résidence

Des étudiants lillois protestent contre l'insalubrité de leur résidence

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VIE ETUDIANTE - La Fédération des étudiants en résidence universitaire (Ferul) de Lille a envoyé au Crous de Lille un état des lieux accablant sur l'insalubrité, notamment des sanitaires, de la résidence Camus à Villeneuve d'Ascq. D'autres logements seraient également touchés. Les étudiants réclament des rénovations urgentes.

"Ce sont des conditions de logements indignes." Président de la Ferul (Fédération des étudiants en résidence universitaire) de Lille, Pacôme Hollestelle montre du doigt l'état de décrépitude des douches de la résidence universitaire Camus, construite dans les années 1970 sur le campus de Lille 1 à Villeneuve d'Ascq.

Avec d'autres résidents, il a décidé d'envoyer un état des lieux accablant au Crous de Lille sur l'insalubrité des sanitaires, mais également du reste du bâtiment. "12 % des douches sont carrément hors-service. Ailleurs, il y a de la moisissure, de la rouille apparente et sans doute de l'amiante, énumère Hélène Pierre, 20 ans, représentante étudiante au conseil de résidence, au milieu des douches d'un autre âge.  C'est dangereux aussi pour notre santé, sans parler des portes et des fenêtres vétustes. D'autres résidences sont aussi touchées dans la métropole lilloise, comme Bachelard ou encore Boucher. La direction du Crous doit absolument rénover !"

Une grève des loyers

En 2010, une grève des loyers avait déjà eu lieu dans environ quatre résidences, dont Camus. "A l'époque, il y a eu quelques avancées, ajoute Pacôme. Mais sur les cinq bâtiments, un seul a finalement été rénové. Nous ne voulons pas être la génération sacrifiée en attendant le reste !" Une assemblée générale avec d'autres représentants de résidences aura lieu la semaine prochaine. La question d'une grève des loyers y sera abordée.

"L’Etat ne répond pas aux besoins des étudiants, le service public ne fonctionne plus, peste Pacôme. Nous avons des gestionnaires qui appliquent des cures d'austérité, alors que si on se mobilise, on se rend compte que de l'argent reste disponible pour des travaux d'urgence comme les nôtres." Contacté à plusieurs reprises par metronews, le Crous de Lille n'a pas souhaité donner suite à nos sollicitations.

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