Grand Stade : le président de l'OL comprend "la détresse" de l'agriculteur exproprié

Grand Stade : le président de l'OL comprend "la détresse" de l'agriculteur exproprié

POLEMIQUE – Le président de l'Olympique Lyonnais affirme être "ému" par la situation de Philippe Layat, l'agriculteur de Décines exproprié pour permettre la réalisation d'une voie d'accès du Grand Stade. Celui-ci se bat toujours pour l'arrêt des travaux sur ses terres.

"Je suis très ému par tout ce qu’il dit, même si je pense qu'il en rajoute beaucoup." Interrogé ce mercredi, le président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, a réagi à la situation de Philippe Layat, cet agriculteur de Décines qui voit 9 hectares de son terrain expropriés afin de construire une voie d'accès au futur Grand Stade de l'OL.

"Il faut dire la vérité : nous ne sommes pas concernés directement par ce sujet. Ça émeut toutes les chaumières, mais la route qui est faite est une route qui ne va pas qu'au Grand Stade, elle permet d'aller de Décines à une autre commune, argumente Jean-Michel Aulas. Elle va être empruntée tous les jours par tous les citoyens, même par l'agriculteur pour se rapprocher de chez lui."

Une pétition vise 150.000 signatures

Philippe Layat, lui, se bat toujours pour que le Grand Lyon cesse les travaux sur son exploitation, qui appartient à sa famille depuis 400 ans. L'agriculteur a été reçu ce mardi au Grand Lyon pour tenter de trouver des solutions pour la poursuite de son activité. Le juge des expropriations vient lui d'autoriser la communauté urbaine à poursuivre les travaux sur les terres, et la Cour de cassation doit encore se prononcer sur le dossier.

A noter qu'une pétition de soutien à Philippe Layat circule actuellement sur Internet . Celle-ci compte déjà plus de 91.000 signatures et espère atteindre la barre des 150.000. “Je participe complètement à la détresse de cet agriculteur, mais il y a des solutions. Moi-même je réfléchis avec une grande organisation agricole pour valoriser les terres à côté du Grand Stade. Je pense qu'il y a de l'émotion, mais après il ne faut pas que ça se transforme en un lobby au service non pas des plus démunis, mais de l'intérêt non général”, conclut Jean-Michel Aulas.
 

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