La Case de santé, le centre de soins pour précaires, en danger

La Case de santé, le centre de soins pour précaires, en danger

ARNAUD-BERNARD – La Case de santé qui accueille des patients en difficulté peine à boucler son budget pour 2015. Une situation qui pourrait la contraindre à fermer ses portes le 1er novembre.

Le centre de soins La Case de santé menacé de fermeture. Ouvert il y a huit ans par une poignée de médecins souhaitant "soigner" autrement, le lieu situé en plein cœur du quartier populaire Arnaud Bernard pourrait ne plus accueillir ses patients après le 1er novembre.

Ici, transitent chaque année 1.300 personnes, des SDF, des étrangers, des précaires, qui viennent se faire soigner mais aussi être écoutés. "Nous sommes une alternative à la médecine libérale, pour nous le patient doit être pris dans sa globalité avec sa dimension sociale et psychologique", explique Fabien Maguin, le coordinateur de la structure depuis 2011.

Baisse de dotation de l'ARS

Les consultations durent près de trois quarts d'heure, certaines bénéficient d'un traducteur pour les patients qui ne parlent pas français et le tiers payant est généralisé. En équilibre financier précaire depuis de nombreuses années, la Case de Santé est confrontée à la baisse de dotation de l'Agence régionale de santé (ARS) en 2014, l'enveloppe est passée de 140.000 à 50.000 euros, ainsi qu'à la frilosité des collectivités locales qui ont contraint la dizaine de salariés à tirer la sonnette d'alarme.

Une assemblée générale décisive vendredi

La récente rallonge exceptionnelle de 37.000 euros de l'Agence régionale de santé n'a pas suffi à assurer la pérennité du lieu. Les responsables ont chiffré le budget à 500.000 euros par an : or aujourd'hui il en manque 100.000 pour assurer un fonctionnement normal. L'assemblée générale programmée vendredi pourrait entériner l'arrêt de la Case de Santé.

"C'est injuste par rapport au travail fourni, on a l'impression que les partenaires se renvoient la balle", regrette Virginie Maincion, un des trois médecins du centre de santé. De son côté l'ARS qui rappelle son attachement à la Case de santé, incite "la structure à davantage de rigueur financière", selon sa directrice Monique Cavalier. "Cela passe notamment par un "tour de table" des financeurs afin d'avoir une meilleure visibilité et d'ajuster les activités au budget prévisionnel".

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