La fin du fini-parti à Marseille sur de bons rails

La fin du fini-parti à Marseille sur de bons rails

PROPRETE – En juillet dernier, la communauté urbaine, Marseille Provence Métropole, a voté un nouveau contrat local de propreté. Une batterie de mesures a été adoptée pour améliorer l’état de la propreté dans le centre-ville dont la fin du fameux fini-parti, responsable selon les élus de la saleté dans le centre-ville.

Durant l’été, Marseille n’a pas connu une évolution mais une révolution dans le domaine de la propreté. Instauré dans les années 60, le fameux fini-parti des éboueurs, en partie responsable de la saleté dans le centre-ville, a pris un sérieux coup dans l’aile.

La faute au nouveau contrat local de propreté voté en juillet dernier par Marseille Provence Métropole (MPM). Validé par l’ensemble des élus, ce texte promettait la fin de cette pratique autorisant les agents à terminer leur journée, une fois leur tournée effectuée. Sur le terrain, le temps de travail des collecteurs était estimé à moins de 4 heures. Problème : la propreté laissait souvent à désirer après leur passage.

Promesse "tenue"

Plus de 4 mois après le vote, où en est-on ? La donne a-t-elle vraiment changé ? Sur la voie publique, difficile d’apprécier le changement estime Gaëtan, habitant du quartier de l’Opéra. "On a tellement été habitué aux bennes qui débordent que c’est difficile à dire, souligne-t-il, mais disons que ça s’améliore".

Du côté de MPM, "l’engagement est tenu", assure-t-on. De 3 h 30 en moyenne, le temps de travail quotidien des éboueurs est passé à 7 h 30, soit un gain de 1000 heures supplémentaires de collecte des ordures par semaine. En volume, la communauté urbaine estime que le taux de ramassage des déchets a augmenté de 8 %, soit 480 tonnes par jour contre 450 auparavant.

Fermeté des élus

Sans broncher, les éboueurs auraient-ils donc joué le jeu de la fin du fini-parti ? "Techniquement, c’est appliqué, confie Fabrice Bardisa, directeur de la propreté à MPM. Après il y a toujours quelques réajustements avec certains". D’autant que les rappels à l’ordre pour refaire la tournée si ce n’est pas propre sont quotidiens, indique le responsable.

Un laisser-aller visiblement pas toléré par Guy Teissier. "Si on ne veut pas passer au tout privé dans la collecte, il faut être exemplaire", prévient le président de MPM. Un discours de fermeté adressé aussi aux cantonniers responsables du nettoiement sur la voirie.
 

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