Le Gaillac primeur ne connait pas la crise

Le Gaillac primeur ne connait pas la crise

Le vin primeur du Tarn arrive sur les tables ce mercredi soir. Une opération marketing qui permet aux viticulteurs de faire connaître l'ensemble de leur production.

Cette année le Gaillac primeur n'aura pas de goût "banane" ou "fruits rouges". La cuvée 2012 affiche une saveur de "fruit mûr" selon Bernard Petiot, directeur de maison des vins à Gaillac qui s'apprête à ouvrir ce soir les premières bouteilles de nouvelle la cuvée. Au-delà de l'événement festif, de moins en moins marqué d'ailleurs, l'arrivée du Gaillac primeur constitue une date importante pour les vignerons tarnais.

Une bonne opération "marketing"

"D'ici à dimanche, on va accueillir de 60 000 à 80 000 personnes, se félicite Bernard Petiot. Pour une bouteille de primeur achetée, les clients achètent quatre à cinq bouteilles d'appelation". Une bonne opération marketing quand on sait que le vin primeur ne constitue que 5% de la production annuelle dans le Gaillacois. "A quelques semaines de Noël, il faut se rappeller au bon souvenir des clients", confirme Caroline David, viticultrice avec son frère Olivier au domaine Clément Termes à L'Isle sur Tarn. Même à côté du "mastodonte" Beaujolais, les vignerons tarnais ne craignent pas la concurrence. "Le Beaujolais c'est le primeur national, tandis que le Gaillac c'est celui de Midi-Pyrénées", ajoute Caroline David.

Une baisse de production de 15%

D'ailleurs, le Gaillac primeur se consomme rarement dans les contrées au-dessus de la Loire.  "Avec 6000 hectolitres contre 240 000 pour le Beaujolais, nous sommes le petit poucet", rappelle Bernard Petiot qui préfère parler de cohabitation plutôt que de réelle concurrence. Finalement en 2012 le seul point commun entre les deux vins concerne la baisse de la récolte : alors que le vignoble du Beaujolais affiche 40% de volume en moins, celui de Gaillac limite les dégâts avec une chute de 15% en raison de la sécheresse estivale. 

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