Notre-Dame-des-Landes : les manifestants blessés passent à l’attaque

Notre-Dame-des-Landes : les manifestants blessés passent à l’attaque

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JUSTICE – Depuis la manifestation contre Notre-Dame-des-Landes et les violences qui ont suivi, vidéos et témoignages des anti-aéroport sur multiplient sur internet, dénonçant les "violences policières". En tout, quatre plaintes ont été déposées.

Les manifestants saisissent la justice. Après le rassemblement du 22 février à Nantes contre l’aéroport Notre-Dame-des-Landes et les violences qui l’ont émaillé, quatre plaintes contre X pour "violences volontaires avec armes" ont été déposées au tribunal de Nantes. Elles visent, de fait, les policiers.

Depuis les événements en effet, les récits de manifestants dénonçant les "violences policières" se sont multipliés. Mais si les forces de l’ordre ont estimé de leur côté qu’une dizaine de policiers ou gendarmes avaient été blessés, il est plus dur de chiffrer précisément les manifestants qui ont subi des heurts.

"Un zèle policier"

Le collectif Appel aux blessés du 22 février , formé par les victimes, leurs familles et des militants anti-flashball, recense cependant trois blessés graves à l’œil. Parmi eux, Quentin Torselli , charpentier de 29 ans, qui a perdu son globe oculaire gauche, et a déposé une plainte le 27 février dernier. De même, Damien Tessier, maçon de 29 ans, ne voit plus d'un œil et a déposé plainte.

Victime d’un tir au thorax qui lui a laissé un hématome, le photographe indépendant Yves Monteil a également saisi la justice. Sur le blog de l'association Citizen Nantes, il détaille, images à l’appui, le déroulé de la manifestation . Il dénonce "un zèle policier" et "l’utilisation d’armes non létales hors du cadre légal".

Dans ces accidents, le collectif met clairement en cause les forces de l’ordre, qui auraient utilisé des flash-ball et Lanceurs de balle de défense. "Cette série dramatique évoque une lourde responsabilité des agents de police et de leur chaîne de commandement à tous les niveaux", indique Appel aux blessés du 22 février, qui évoque "l'hypothèse d'un caractère systématique des tirs volontaires au visage". Une enquête est ouverte au sein de l’Inspection générale de la police nationale.
 

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