Nucléaire : le débat Fessenheim toujours ouvert

ECOLOGIE- Difficile de savoir ce qu'il adviendra du sort de l'usine nucléaire de Fessenheim, surtout si plusieurs sons de cloche se font entendre. D'après les Ecologistes, le Président de la République la fermera prochainement. Une information aussitôt nuancée par le gouvernement.

Qui obtiendra gain de cause dans le dossier "Fessenheim" ? D'après la responsable des écologistes, Emmanuelle Cosse, la centrale nucléaire cessera son activité tôt ou tard. Le président de la République le lui aurait confirmé cette semaine : "Je sais que je suis peut-être la seule personne en France à le croire", regrettait-elle sur France Info ce vendredi. 

Le clan Hollande moins catégorique

Toutefois, si l'on se base aux propos tenus par certains proches du président, à l'image de son porte-parole et actuel ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, la priorité serait ailleurs, d'autant que le projet de fermeture ne figure pas dans la loi de transition énergétique, votée récemment à l'Assemblée nationale. L'interruption de l'activité engendrerait forcément des dépenses considérables, sans oublier les nombreuses suppressions d'emploi qui en découleraient.

Catégorique jusqu'ici, l'actuelle ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a ponctuellement modifié son discours. Consciente que le Président avait promis la fermeture de la centrale, elle se contente aujourd'hui, d'exposer les règles du jeu : "Grâce à la nouvelle loi, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) peut désormais donner son avis. Si elle estime que Fessenheim doit fermer, elle fermera. A ce jour, deux réacteurs doivent ouvrir et deux doivent fermer", a t-elle précisé vendredi matin sur I-Télé.

Laisser place à Flamanville

Dans l'optique de ramener la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50 % d'ici 2025, la fermeture de la vieille centrale de Fessenheim, ouverte en 1978, demeure une des seules alternatives plausibles à ce jour. En 2016, la centrale de nouvelle génération EPR de Flamanville (Manche) doit commencer son activité, mais ne pourra pas fonctionner en parallèle de l'usine alsacienne, sous peine de bafouer ses prévisions énergétiques.

Une fois que le nouveau président d'EDF, Jean-Bernard Lévy, aura composé son conseil d'administration, le gouvernement sera à l'écoute des alternatives proposées. Il tentera par la suite de trouver un consensus, avec la certitude que les mécontents se feront toujours entendre.

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