Voies sur berges : 168 maires d'Ile-de-France veulent que la rive droite redevienne routière

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TRAFIC - 168 maires d’Ile-de-France ont signé une lettre ouverte adressée à Anne Hidalgo, demandant la réouverture de la voie sur berge rive droite.

Dans une lettre ouverte adressée à la maire de Paris Anne Hidalgo, 168 maires d’Ile-de-France (dont Patrick Balkany, Georges Tron ou la porte-parole de François Fillon Florence Portelli) demandent la réouverture des voies sur berges de la rive droite de la Sein. Tous s’accordent à dire que "l’aggravation des encombrements entraîne une détérioration de la vie quotidienne de dizaine de milliers de franciliens", rejoignant ainsi la présidente de région Valérie Pécresse, qui a déposé un recours devant le tribunal administratif, rapporte Le Figaro ce mercredi. Près de 200 communes, parmi lesquelles Asnières, Boulogne-Billancourt, Aulnay-Sous-Bois, Corbeil-Essonnes, Chesnay, ou encore Etampes, dénoncent "le blocage général de la circulation à Paris", opéré "sans concertation".


"Pourquoi ne pas avoir engagé une concertation préalable avec tous les élus concernés avant de fermer de façon précipitée une voie expresse connue pour son importance pour la liaison ouest-est au risque d’aggraver les fractures territoriales de l’Ile-de-France ?" s’interrogent les signataires. Et cela, "ni l'Etat, ni la mairie de Paris ne veulent le reconnaître", soulignent-ils, dénonçant "cette indifférence à l'égard des habitants de la petite et de la grande couronne". 

Des résultats accablants

Selon un rapport d’étape commandé par Valérie Pécresse, le temps de transport aurait doublé depuis la fermeture de la circulation sur la voie Georges-Pompidou. Les premières analyses de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) de la région Ile-de-France dénoncent en effet "un accroissement significatif de temps de parcours sur la plupart des axes retenus aux heures de pointe entre septembre 2015 et septembre 2016". 


Le 23 novembre dernier, Le Parisien affirmait que la fermeture des voies sur berge avait conduit à une augmentation significative du trafic : "+ 48 % sur le quai du Louvre, + 84 % sur le quai de l'Hôtel-de-Ville et jusqu'à + 91 % sur le quai Henri-IV". Selon le quotidien, si la Ville ne conteste pas ces résultats accablants, elle estime que le trafic supplémentaire est "tout à fait absorbable en heure de pointe", que "de faibles impacts sont observés sur le boulevard périphérique, et quasiment aucun impact en dehors de Paris". 

Selon un rapport, la piétonnisation des voies sur berges aggrave la circulation à Paris

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