Privatisation de Toulouse-Blagnac : le Conseil d'Etat donne son feu vert

Privatisation de Toulouse-Blagnac : le Conseil d'Etat donne son feu vert

ECONOMIE - Le Conseil d'Etat qui statuait ce mardi en référé a rejeter la demande de suspension en urgence de la décision du gouvernement. Le dossier devrait cependant être examiné sur le fond par la justice administrative dans quelques semaines.

La justice a tranché. Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté mardi la demande de suspension de la "privatisation" de l'aéroport de Toulouse-Blagnac formulée par des opposants au projet, estimant qu'"aucun doute sérieux" n'entachait "la légalité de cette décision administrative".

Des élus de Midi-Pyrénées, plusieurs syndicats (FSU et Solidaires) et des associations de riverains avaient réclamé lundi au Conseil d'État la suspension de la "privatisation" de l'aéroport. Selon eux, l'État aurait manqué de transparence et pris une décision nuisible aux intérêts de la région et de l'industrie aéronautique dont l'un des fleurons, Airbus, possède son siège à Toulouse.

La justice administrative se prononcera à nouveau

Le gouvernement a choisi, le 4 décembre dernier, d'attribuer 49,9% de la société d'exploitation de l'aéroport de Toulouse, le quatrième de France hors Paris, au consortium chinois Symbiose, ce qui devrait rapporter plus de 300 millions d'euros à l'État.

Mais les opposants au projet, qui dénoncent une "privatisation" de l'aéroport, entendent remettre en cause le choix de Bercy devant la justice administrative. Ils ont ainsi saisi le Conseil d'État sur le fond du dossier, et son examen devrait prendre plusieurs semaines.
 

Plus d'articles

Les tags

    En ce moment

    Rubriques