VIDÉO - Les passe-droits d’un membre de la famille princière du Qatar ne passe pas près du lac Léman

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URBANISME - En dépit des règles de construction en vigueur sur la commune, un riche Qatari a obtenu un permis de construire polémique aux bords du lac Léman. Les habitants s’insurgent contre ce qu'ils considèrent être une "dictature de l’argent". 300.000 euros d'amende ont été requis.

L'indignation règne à Nervier, en Haute-Savoie. Dans cette petite commune sise aux abords du lac Léman, les habitants sont des priviligiés. Mais cette chance s'accompagne de règles strictes en matière d'urbanisme : respecter une hauteur maximum et ne pas construire en zone inondable. Alors, quand des administrés ont eu écho de la construction d'une résidence secondaire appartenant à un membre de la famille princière du Qatar, ils sont tombés des nues. La maison dépasse de deux mètres la hauteur autorisée, et une pergola, ainsi qu'une dalle de béton, ont été construites sur une zone marécageuse. 

Que voulez-vous faire contre des milliards ? On est petits. On a une petite retraite...André Vuarnet, voisin de la propriété qatarie

En 2015, pourtant, le riche Qatari a obtenu un permis de construire en bonne et due forme de la part de la mairie. Une complaisance que ne comprennent pas certains habitants de cette bourgade de 500 habitants. André Vuarnet, commerçant retraité et voisin de la propriété polémique, semble fataliste. "Que voulez-vous faire contre des milliards ? On est petits. On a une petite retraite."

300.000 euros d'amende requis

L'affaire a été portée en justice. Jeudi, une amende de 300.000 euros a été requise  à l'encontre d'un membre de la famille princière qatarie. Le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains, devant lequel s'est tenue  l'audience, a mis son jugement en délibéré au 9 novembre. "Mon client a été mal conseillé à l'époque quand il a fait construire cette  pergola de 120 m2", démontée depuis peu, a déclaré à l'AFP Me Jack Cannard,  l'avocat de Jassim Nasser Al-Thani, confirmant une information du Dauphiné  Libéré, soulignant qu'elle avait été érigée "sur une dalle préexistante qui a  servi de support".


Outre les 300.000 euros d'amende requis contre M. Al-Thani, le procureur a  réclamé la publication du jugement dans les colonnes de la presse locale et son  affichage à la mairie de Nernier.

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