Envie de lancer votre projet ? On vous explique le financement participatif

Envie de lancer votre projet ? On vous explique le financement participatif

MODE D'EMPLOI - Indiegogo, Kickstarter, Ulule… les plateformes participatives (ou dite de "crowdfunding") ont le vent en poupe pour aider les jeunes entrepreneurs à monter leur premier projet. Comment bien ficeler son dossier ? Quel besoin de financement ? Mathieu Maire du Poset, directeur adjoint d'Ulule, vous donne les clés.

Quels sont les projets qui peuvent se lancer dans un financement participatif ?

High-tech, BD, produits de beauté, jeux de société, vêtements… tant qu'il est bien monté, n'importe quel projet est éligible à une demande de financement participatif. On sait cependant que certains auront moins de chance d'attirer les contributeurs potentiels : le BtoB ou le service sans bien matériel au bout ont du mal à créer une mécanique de financement participatif.

Comment va se dérouler une campagne ?

Elle peut être plus ou moins longue. Il y a un temps de préparation en amont qui peut prendre de quelques jours à quelques semaines. On conseille généralement entre un et trois mois. Vient ensuite le temps de la campagne sur Ulule qui dure en moyenne quarante-cinq jours. Et le temps de fabrication du projet qui peut varier entre le stade d'avancement au moment de la mise sur Ulule. Certains produits voient le jour quelques semaines après la collecte seulement quand d'autres nécessitent plusieurs mois voire plus d'un an. Ce sont souvent des projets industriels qui demandent beaucoup plus de temps pour aboutir.

Que faut-il faire ?

Quand vous arrivez sur la plateforme Ulule, vous devez vous présenter, dire qui vous êtes, quel est votre projet et la somme qu'il vous faut. A partir de là, Ulule va vous aider à construire le projet. Le but est de trouver la communauté qui peut vous épauler dans cette aventure et peuvent s'y intéresser. Il faut ensuite construire sa page avec texte et images pour exprimer le projet et le besoin financier. La durée est définie pour la campagne. En échange, vous allez leur proposer des contreparties non financières : une invitation à une soirée, le produit, un évènement… C'est un échange non financier où l'on aide un premier produit et son lancement.

La campagne de financement participatif couvre-t-elle tous les besoins ?

Il s'agit d'un financement complémentaire. Généralement, des fonds bancaires et des business angels sont déjà impliqués et le financement vient compléter le projet. C'est surtout l'occasion de toucher une communauté et de tester si le produit séduit ou non. Cela permet aussi de montrer aux banques qu'il y a de l'appétence pour un produit quand la campagne est bouclée.

Comment se finance la plateforme ?

Ulule marche à la commission. Si la somme demandée est atteinte ou dépassée, le site prend 5% de commission et 3% de frais transactionnels.

La somme est atteinte, que se passe-t-il ?

Le porteur de projet entre  dans la phase de réalisation et délivrer les contreparties dans les semaines suivantes. S'il ne tient pas ses engagements, il a une responsabilité légale de livrer ses contreparties. Ulule est là pour fluidifier la relation entre le porteur et ses contributeurs, mais n'a plus d'implications juridiques ou légales par la suite. Chez Ulule, nous avons avant tout une responsabilité communautaire. On l'exerce en amont sur la façon dont on étudie les projets et leur mise en ligne. Par la suite, on suit le projet. Mais c'est tout. Il y a finalement très peu de porteurs qui ne délivrent pas leur contrepartie. Nous sommes à environ 1 pour 1000 car l'accompagnement est continu. Cela peut malheureusement arriver.

Et si le projet n'arrive pas à son financement ?

Si le montant demandé n'est pas atteint, l'opération est dite "blanche". Le porteur de projet ne touchera pas un centime de la somme, Ulule non plus et les internautes qui vont être remboursés.  

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