L'emoji parapluie (mouillé) pour parler de sexe protégé ?

L'emoji parapluie (mouillé) pour parler de sexe protégé ?

ÉMOTICÔNES - Pour combler l'absence d'emoji en forme de préservatif, la marque américaine Durex veut inciter les internautes à utiliser le pictogramme représentant un "parapluie mouillé". Un pied de nez au Consortium Unicode, l'organisme chargé de valider les nouvelles icônes, qui a déjà refusé sa demande à deux reprises.

Durex serait-il obsédé ? Il y a tout juste un an, la marque américaine avait lancé un appel sur les réseaux sociaux autour du hashtag #CondomEmoji pour réclamer l’instauration d’un pictogramme en forme de préservatif, afin d’inciter les internautes à se protéger contre les MST. En vain. Le Consortium Unicode, chargé de valider les nouveaux emojis avant qu’ils arrivent sur le clavier virtuel des smartphones, n’avait pas répondu favorablement à sa demande. 


A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, la numéro un mondial du préservatif a décidé de revenir à la charge. Et essaye d'attirer l'attention des internautes à sa cause, en leur demandant d’utiliser l’emoji "parapluie mouillé" (en référence à l'éjaculation). L’émoticône en question n’a pas été choisi au hasard. C’est lui qui a remporté le plus de suffrages lors d’un sondage organisé par Durex afin de trouver une alternative.

75% des 16-35 ans utilisent des emojis pour parler de sexe

Selon une autre étude commandée par l'entreprise américaine, plus de 75% des 16-35 ans interrogés (outre-Atlantique) utiliseraient des emojis pour discuter de sexe. Or, étant donné qu'il n’existe pas de symboles permettant d’en parler ouvertement, les internautes ont pris l’habitude de détourner des emojis symbolisant des fruits et des légumes, comme celui représentant une pêche ou une aubergine, pour ne citer que les plus populaires. Et les moins crasseux...

En mai dernier, dans une lettre ouverte sous forme de vidéo, le numéro un mondial des préservatifs justifiait sa demande en expliquant qu'un "emoji préservatif permettrait aux jeunes de dépasser leur honte quand ils discutent de sexe protégé". Et précisait : "Cela pourrait permettre de les sensibiliser sur l’importance de l’utilisation des préservatifs contre les maladies sexuellement transmissibles". Au-delà du coup de com’, on peut au moins saluer l’idée. Et s’interroger sur la raison qui a motivé les multiples refus du Consortium Unicode. Trop prude ?

Et si les émoticônes remplaçaient nos mots de passe traditionnels ?

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