Safety Check : Facebook a bien activé son dispositif au Nigéria

Safety Check : Facebook a bien activé son dispositif au Nigéria

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RÉSEAUX SOCIAUX - La fonctionnalité "Safety Check" de Facebook, enclenchée après les attentats du 13 novembre pour que les Parisiens puissent signaler à leurs proches que chacun est en sécurité, avait suscité de très nombreuses critiques de la part des internautes libanais. Le réseau social s'était engagé à étendre le dispositif aux "incidents graves et tragiques dans le futur". Facebook a donc tenu sa promesse.

Au moins 31 personnes ont été tuées et 72 autres blessées mardi 17 novembre par l’explosion d’une bombe dans la ville de Yola, dans l’est du Nigeria, ont indiqué à l'AFP la Croix-Rouge et l’agence nationale de secours. La déflagration a eu lieu à 20h20 au milieu de la foule dans le quartier de Jambutu, peu après la prière du soir, alors que les gens quittaient la mosquée, selon un habitant. L’attentat n’a pas été revendiqué mais les soupçons se portent sur le groupe islamiste Boko Haram, qui a déjà attaqué Yola ces derniers mois.

Une fonctionnalité appelée à s'étendre

Sur sa page Facebook, le patron de Facebook Mark Zuckerberg a annoncé que le dispositif avait bel et bien été déclenché, comme il l'avait promis : "Nous avons de nouveau activé le Safety Check après l'attentat au Nigeria". Comme l'indiquait metronews, Alex Schultz, le vice-président à la croissance de Facebook, s'est engagé sur son mur à étendre cette fonctionnalité aux "incidents graves et tragiques dans le futur".

Un peu avant une heure du matin, dans la foulée des attaques qui ont frappé la capitale dans la nuit de vendredi, le réseau social avait décidé d'enclencher, pour la première fois en France, son dispositif "Safety Check" qui permet de signaler à ses amis que chacun est en sécurité. Le jour précédent, la banlieue sud de Beyrouth (Liban) avait été le théâtre d'un attentat particulièrement sanglant.

EN SAVOIR +
>> Facebook active son "Safety Check" pour que vous rassuriez vos proches
>> Pourquoi Facebook a enclenché le "Safety Check" pour Paris et pas pour le Liban

Le plus meurtrier qu’ait connu la ville depuis la fin de la guerre civile libanaise en 1990. L'attaque, qui a provoqué la mort de 43 personnes et fait 239 blessés, a été elle aussi revendiquée par l'Etat islamique. A la différence qu'au Liban, Facebook n'avait pas mis en place sa fonctionnalité de "contrôle d'absence de danger", suscitant la colère de nombreux internautes libanais. Et les Nigérians qui ont pu en bénéficier peuvent aujourd'hui leur dire : "Un grand merci !" C'est aussi ça Internet.

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