Du Prix de Diane à l’Arc de Triomphe, le chemin de la gloire

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La mythique course réservée aux pouliches de 3 ans est une étape clé vers le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. Quelle réussite et quel calendrier pour ces espoirs ?

Une gagnante du Prix de Diane, dont la 168e édition se tient dimanche à Chantilly, est en théorie programmée pour disputer le Prix de l’Arc de Triomphe. C’est un véritable tremplin pour les pouliches de talent, souvent issues de la Poule d’Essai des Pouliches (Groupe I, 1600 mètres, les plus grandes courses, celles dites classiques). Aucune de ces courses ne sont qualificatives. L’entourage d’une championne – ou championne présumée – engage souvent sa protégée dans l’objectif final avant même de courir le Prix de Diane. Le Prix de référence pour les pouliches peut légitimer ou doucher les espoirs de l’entourage. 

Répétition en septembre

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Bande-annonce EpiqE Series Prix de Diane 2017

Le chemin classique vers l'"Arc" compose les EpiqE Series. Après le Prix de Diane Longines, les pouliches ont rendez-vous dans le Qatar Prix Vermeille. Il a lieu le 10 septembre cette année. Cette grande répétition est ouverte aux femelles de 3 ans et plus sur 2400 mètres, la distance du Prix de l’Arc de Triomphe (1er octobre). Les plus jeunes peuvent subir la concurrence de leurs aînées, c’est arrivé à cinq reprises depuis 2004. 


La championne Trêve, née dans le Calvados, est la dernière à avoir glané le Prix de Diane, le Prix Vermeille et le Prix de l’Arc de Triomphe, la même année (2013). En 2008, Zarkava (Christophe Soumillon) avait fait de même avec une ligne en plus à son palmarès : la Poule d’Essai des Pouliches. Un quadruplé historique. Six pouliches ont réalisé le doublé Prix de Diane-Prix de l’Arc de Triomphe la même année. Adorée du public, Allez France (Yves Saint-Martin) a brillé dans le Prix de Diane en 1973 mais a dû attendre l’année suivante pour décrocher le Graal. D’autres n’ont pas eu besoin de la gloire cantilienne pour faire sien la plus grande course du monde, c’est le cas de Samos (1935), Three Troikas  (1979) et Akiyda (1982) qui ont terminé deuxième du Prix de Diane la même année. 

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Prix de Diane 2017 : la course, les partants

Les mâles ne sont pas en reste

Les mâles sont jugés meilleurs que les femelles même si les dernières éditions du Prix de l’Arc de Triomphe plaident davantage pour les pouliches, Trêve et Zarkava en tête. Si sept femelles gagnantes du Prix de Diane ont triomphé le premier dimanche d’octobre à Longchamp, huit mâles ont fait le doublé avec le Prix du Jockey Club, l’équivalent du « Diane » au masculin : Ksar (1921), Le Pacha (1941), Ardan (1944), Sassafras (1970), Suave Dancer (1991), Peintre Célèbre (1997), Montjeu (1999) et Dalakhani (2003). 

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