VIDÉO - Et si ce robot moine lisait des prières pour vos funérailles ?

RELIGION 2.0 - Les obsèques du futur ? Au Japon, il est désormais possible d’engager un "robot moine" pour lire des prières bouddhistes lors de funérailles. L'avantage ? Il coûte beaucoup moins cher qu'un moine humain.

Au Japon, le pays le plus robot friendly au monde, des machines servent déjà d’aides pour les personnes âgées, de compagnons de jeux pour les enfants, ou bien encore de partenaires sexuels. A l'occasion du Life Ending Industry, la plus grande foire funéraire qui se tient depuis mercredi à Tokyo au Japon, la compagnie japonaise Nissei Eco a fait sensation en dévoilant un robot moine : une déclinaison pour le moins originale de Pepper, le célèbre robot humanoïde, développé par la startup française Aldebaran et le groupe japonais Softbank. 


Du haut de ses 1m20, avec ses grands yeux et sa tenue de moine bouddhiste, ce robot humanoïde a été programmé pour chanter des sutras (ces fameux textes d'enseignements bouddhistes, ndlr) et jouer du tambour pendant les cérémonies funéraires. "L'idée est avant tout de proposer une alternative moins coûteuse aux moines humains", explique  Michio Inamura, porte-parole de la compagnie Nissei Echo. Alors que le tarif pour engager un moine (humain) tourne plutôt autour de 1800 euros, il suffira de débourser 380 euros pour s'offrir les services du robot Pepper.

En Allemagne, un robot pasteur qui fait la bénédiction

Par ailleurs, à cause du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité "de nombreux moines bouddhistes reçoivent de moins en moins de donations de leurs fidèles, incitant certains à trouver du travail à temps partiel en dehors de leurs devoirs au temple", reprend porte-parole de l'entreprise Nissei Echo, qui suggère que ce robot moine pourrait intervenir lorsqu'un humain n’est pas disponible. Dans une interview accordée au Japan Times, la compagnie japonaise expliquait vouloir "cibler des clients non religieux qui cherchent des alternatives aux rituels funéraires traditionnels".


Cette initiative n’est pourtant pas une première dans le monde. En mai dernier, le robot  pasteur Bless U-2 a donné ses premières bénédictions en cinq langues, dans une paroisse de la ville de Wittemberg, en Allemagne, dans le cadre d’une exposition célébrant le 500e anniversaire de la réforme protestante. L’idée de la paroisse, confronté à une pénurie d'officiants, était de "provoquer le débat". Dans le temple bouddhiste de Longquan, en périphérie de Pékin, le petit robot Xian'er a également conquis les visiteurs, avec lesquels il peut papoter religion. 

Plus d'articles

Sur le même sujet