Accueil des sinistrés de Saint-Martin : "il y a des mamans qui ne pouvaient pas partir et qui m'ont donné leurs enfants"

CHAOS - De nombreux résidents de Saint-Martin ont choisi de prendre un avion pour la Guadeloupe en attendant que l'ordre soit rétabli sur l'île. Trois jours après le passage d'Irma, qui a détruit une grande partie des infrastructures et des habitations sur place, ces sinistrés ont craint pour leur sécurité à cause des pillards. Certains parents ont même confié leurs enfants pour les mettre à l'abri hors de l'île.

Carole a fui l’île de Saint-Martin avec ses deux jeunes enfants et d’autres enfants que leurs parents lui ont confiés. Elle a laissé sur place son mari. Comme elle, beaucoup de résidents de Saint-Martin ont choisi de quitter temporairement l’île à cause du sentiment d’insécurité. 


Trois jours après le passage d’Irma, des actes de pillage ont déjà été constatés et les forces de l’ordre sur place ont été rapidement débordées. Mais avec pour seul document d'identité leur passeport et sans autorisation parentale, ces enfants ne peuvent regagner la métropole pour rejoindre d'autres membres de leur famille.


Les files d'attente pour quitter l'île se sont formées ces deux derniers jours mais les autorités ont donné la priorité aux femmes et aux enfants.

Nalina a elle pu embarquer pour la Guadeloupe et a passé ses deux derniers jours à l’aéroport de Pointe-à-Pitre. Son mari et sa fille de 16 ans sont restés sur place et elle espère voir leur visage à chaque nouvelle arrivée.


Mais si beaucoup de résidents de Saint-Martin ont préféré quitter leur île pour la Guadeloupe, certains attendent pour faire le chemin inverse. C’est le cas d’Alain Brichler, propriétaire d’une résidence hôtelière sur l’île sinistrée. Sa propriété a été épargnée par l’ouragan et il espère regagner l’île rapidement pour aider les sinistrés sur place, notamment en produisant de l’électricité et de l’eau dans sa résidence et en apportant des médicaments.

On peut produire de l’électricité, on peut produire de l’eau, je vois pas pourquoi on nous empêcherait de partir.Alain Brichler, propriétaire d'une résidence hôtelière à Saint-Martin

La croix Rouge a installé un centre d’accueil sur place et réconforte les passagers mais ses membres se retrouvent vite impuissants face à la détresse des sinistrés.


Rien que ce dimanche, 500 nouveaux réfugiés sont arrivés. Les bénévoles vont être évacués du terminal et les sinistrés vont être déplacés en zone de fret. Beaucoup ne savent pas combien de temps cette situation va durer.

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