Agressée pendant le festival de Cologne, la journaliste belge revient sur sa mésaventure

Agressée pendant le festival de Cologne, la journaliste belge revient sur sa mésaventure

DEBORDEMENTS – La journaliste belge, agressée jeudi en plein direct, joue la carte de l'apaisement dans une tribune publiée samedi.

Elle veut présenter sa version des faits. Esmeralda Labye, journaliste de la RTBF agressée en plein direct lors du premier jour du festival de Cologne, revient dans une tribune publiée ce samedi sur les évènements qu'elle a vécus et l'emballement qui s'en est suivi.

Résumé des faits : jeudi 4 décembre, alors qu'elle expliquait, pendant le journal de 13 heures, que les festivités du carnaval se déroulaient sans incident notable, la journaliste belge a d'abord entendu des chuchotements dans son oreille, bientôt suivis de gestes obscènes, avant que le fautif lui touche les seins, dès le direct achevé. Des images vécues en direct par les téléspectateurs, qui ont bientôt fait le tour d'Internet et ont déclenché une levée de boucliers générale.

EN SAVOIR + >> Une journaliste victime d'attouchements en plein direct

Rien à voir avec la nuit du 31 décembre

Dans sa tribune , Esmeralda Labye explique d'abord comment tous les responsables de la ville, les journalistes et les téléspectateurs ont pris sa défense. "Pas un instant mes propos ne sont remis en cause ou minimisés", explique-t-elle, ajoutant que les officiels s'excusent à chaque occasion, allant jusqu'à lui proposer une aide psychologique si elle le souhaite. Surtout, assure-t-elle, il ne faut pas voir dans cette agression autre chose que le fait d'individus manifestement en état d'ébriété. "Rien ne permet de relier mon agression avec ce qu'il s'est passé la nuit du 31 décembre", quand des centaines de femmes ont été victimes d'agressions sexuelles largement attribuées à des immigrés.

Par ailleurs, estime la journaliste, l'agression pose la question de ces directs dans des conditions agitées, devenus à ses yeux monnaie courante. Savoir garder son calme au milieu des perturbateurs fait partie de la formation des journalistes. Mais, souligne-t-elle, ces débordements, un temps cantonnés aux soirs de grands évènements sportifs, se font de plus en plus courants. "Nous devons faire notre travail, (…) mais il est plus de plus difficile d'y parvenir avec l'intervention de 'perturbateurs'. J'ai parfois l'impression que nous sommes systématiquement leur cible."

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