Agressions à Cologne : une majorité de vols, une très petite minorité de réfugiés

Agressions à Cologne : une majorité de vols, une très petite minorité de réfugiés

REFUGIES – Selon la police allemande, une grande partie des agresseurs de la nuit du 31 décembre à Cologne serait originaire des pays du Maghreb. La révélation de ces agressions avait suscité une vague d'indignation dans plusieurs pays européens. Retour sur une épisode traumatique.

Nouveau rebondissement après la vague d'agressions à Cologne, le soir du Réveillon. Le quotidien allemand Die Welt a révélé, mercredi 10 février, les chiffres détaillés des agressions survenues la nuit de la Saint-Sylvestre.

Principalement des plaintes pour vol

Mardi 5 janvier, la presse allemande révélait le scandale : des centaines de femmes auraient été agressées par des réfugiés, lors de la nuit du Réveillon, aux abords de la gare de Cologne principalement. L'information se propage rapidement dans toute la presse européenne et, sous l'effet du choc, les réactions sont immédiates.

L'extrême droite s'en donne à coeur joie

En France, dans une tribune dans le quotidien l'Opinion , Marine Le Pen, présidente du Front national explique 'avoir "peur que la crise migratoire signe le début de la fin des droits des femmes".

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La chancelière Angela Merkel annonce, quelques jours plus tard, sa volonté de durcir les règles d'expulsion des demandeurs d'asile condamnés par la justice. Elle souhaite faciliter leur renvoi, même pour ceux condamnés à des peines avec sursis.

L'extrême droite européenne n'est pas en reste. Le samedi 9 janvier, le mouvement anti-migrants Pegida organise, à Cologne, un rassemblement avec plus de 1500 personnes "Les réfugiés-violeurs ne sont pas les bienvenus", scandent notamment les participants, identifiés comme des hooligans et des néonazis. Des heurts éclatent avec les policiers, alors que se tient à quelques mètres de là un rassemblements de femmes, pour dénoncer les violences de la nuit du 31 décembre.

Des cours et des fausses bombes lacrymo

Plusieurs pays européens annoncent également des mesures suite à cette vague d'agressions. La Belgique met en place, à l'instar de ce que fait la Norvège depuis plusieurs années, l'instauration de cours pour expliquer aux demandeurs d'asile comment se comporter avec les femmes en Europe.

Aux Pays-Bas , le député d'extrême droite Geert Wilders se fait remarquer en distribuant de fausses bombes lacrymogènes aux femmes. Le tout pour "se protéger" des migrants qu'il qualifie de "bombes à testostérone islamiques". Signe de la hausse des tensions sur le sujet, le carnaval de Cologne, qui s'est déroulé au début du mois, a vu arriver 66 plaintes pour insultes et agressions sexuelles. Il y en avait près de quatre fois moins l'année précédente.

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