Arabie Saoudite : le Britannique de 74 ans échappe à 350 coups de fouet

Arabie Saoudite : le Britannique de 74 ans échappe à 350 coups de fouet

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DROITS DE L'HOMME - Le Britannique Karl Andree, condamné à des coups de fouet en Arabie Saoudite pour possession d'alcool artisanal, va être "libéré d'ici une semaine", a annoncé mercredi le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond, en visite à Ryad.

Retour au calme dans le bras de fer diplomatique qui oppose Londres à Ryad. Le royaume saoudien a accepté de libérer le Britannique Karl Andree, condamné à des coups de fouet pour possession d'alcool artisanal. Il va être "libéré d'ici une semaine", a annoncé mercredi le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond, en visite à Ryad.

"Ravi d'annoncer que le Britannique Karl Andree va être libéré d'ici une semaine et retrouvera sa famille", a déclaré Philip Hammond sur son compte Twitter officiel après avoir notamment rencontré le roi Salmane d'Arabie Saoudite. "Bonne nouvelle depuis l'Arabie saoudite sur la libération d'ici une semaine de Karl Andree", a tweeté de son côté le Premier ministre britannique David Cameron. 

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Karl Andree vit depuis 25 ans en Arabie Saoudite

Cette libération intervient à pic pour Karl Andree, dont la famille avait appelé il y a deux semaines David Cameron à intervenir auprès de l'Arabie saoudite pour obtenir sa libération. Une tentative de la dernière chance pour éviter une lourde sentence à ce Britannique qui vit depuis 25 ans dans ce pays où il travaillait dans l'industrie pétrolière. Il avait été arrêté en août 2014 à Jeddah (ouest) en possession de bouteilles de vin artisanal. Problème : l'alcool est interdit dans le royaume saoudien, un pays ultra conservateur où les femmes n'ont toujours pas le droit de conduire et doivent être couvertes de la tête aux pieds. Condamné à un an de prison qu'il a purgé, il devait aussi recevoir 350 coups de fouet, selon sa famille.

Cette libération intervient à une période délicate des relations entre le Royaume-Uni et l'Arabie saoudite. Début octobre, Londres s'est retiré d'un appel d'offres visant à moderniser le système pénitentiaire en Arabie Saoudite sur fonds de critiques sur la situation des droits de l'Homme dans ce pays. Un geste lourd de sens, L'Arabie saoudite étant le plus important partenaire commercial du Royaume-Uni au Moyen-Orient et était son premier marché d'exportation pour l'armement en 2014. "Si les importants liens commerciaux entre les deux pays sont désormais subordonnés à certaines idéologies politiques, alors ces échanges commerciaux vitaux seront menacés", a d’ailleurs prévenu le prince Mohammed bin Nawaf bin Abdulaziz lundi, dans une tribune de presse inhabituelle.

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