Autriche : 26 ans après, un hôpital condamné après avoir échangé des bébés

Autriche : 26 ans après, un hôpital condamné après avoir échangé des bébés

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LA VIE EST UN LONG FLEUVE TRANQUILLE - Un hôpital de Graz a été jugé responsable d'un échange de bébés à la naissance. Il a été condamné à payer des dommages et intérêts à la famille plaignante. Celle-ci a mené une vaine quête pour retrouver l'autre enfant avec laquelle la méprise a pu avoir lieu, il y a 26 ans.

Ce pourrait être un triste remake du film "La vie est un long fleuve tranquille". Un hôpital de Graz, la deuxième ville d'Autriche, a été jugé responsable d'un échange de bébés à la naissance, il y a 26 ans. En conséquence, il a été condamné à payer des dommages et intérêts à la famille plaignante, qui a mené une vaine quête de l'autre enfant avec laquelle la méprise a pu avoir lieu.


La justice autrichienne a indiqué ce lundi 12 juin avoir accordé 30.000 euros de dommage et intérêts à chacun des deux parents et à la jeune fille concernée, qui avaient lancé une procédure au civil en 2015. Elle a considéré que l'échange n'avait pu avoir lieu que dans les premières heures de vie du nourrisson, ce que conteste l'établissement -il va d'ailleurs faire appel.

Elle a découvert la méprise lors d'une prise de sang en 2014

L'histoire remonte à novembre 1990. Mais la jeune femme victime de cet échange ne s'était en fait aperçue de cette terrible méprise qu'en 2014. Elle avait alors découvert lors d'une prise de sang que son groupe sanguin ne correspondait pas à celui de ses documents de naissance originaux. Une information qui l'avait poussée à passer des tests médicaux et ADN afin de confirmer ce qu'elle craignait : elle n'était pas la fille génétique de la mère qui l'a élevée. 


La clinique universitaire de Graz où avait accouché la mère avait donc lancé un appel aux femmes ayant accouché entre le 15 octobre et le 20 novembre 1990, afin qu'elles se soumettent à un test ADN. Elle estimait qu'environ 200 petites filles étaient nées durant la période concernée. Mais les tests pratiqués n'ont pas permis de découvrir la vraie mère de la plaigante.

Cela arrive aussi en France ...

Le dernier cas retentissant de ces bévues rarissimes est, en France, celui de deux familles dont les filles ont été interverties en 1994 alors qu'elles se trouvaient dans la même couveuse d'une clinique de Cannes. La justice leur a accordé en 2015 près de 2 millions d'euros en réparation du préjudice subi.

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