Brexit : mais au fait, que veut la Grande-Bretagne ?

Brexit : mais au fait, que veut la Grande-Bretagne ?

À L'ANGLAISE - David Cameron et ses homologues européens sont en plein bras-de-fer. Le Britannique brandit la menace d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE. Pour éviter ce scénario, les négociations vont bon train.

Après un premier tour d'échauffement ce jeudi, sans qu'aucun accord ne soit trouvé, les dirigeants européens se retrouvent ce vendredi à Bruxelles pour arracher à 28 un compromis sur les réformes demandées par le Premier ministre britannique David Cameron et éloigner le spectre d'un "Brexit". " Il y a eu des progrès mais beaucoup reste à faire", a ainsi confié le président du Conseil européen Donald Tusk, qui ne désespérait toutefois pas de terminer le sommet européen sur un accord.

Pour rappel, David Cameron menace l'UE d'organiser un référendum au Royaume-Uni, posant la question de la sortie de l'Union européenne. Mais avant d'en arriver là, le conservateur négocie ferme. Reste à voir quelles concessions seront prêts à faire les membres de l'UE pour choyer ce voisin exigeant.

Moins de fédéralisme
Opposé depuis toujours au fédéralisme européen, David Cameron est clair, il veut que son pays puisse dire non aux décisions européennes. Un "non" qui aurait des conséquences sur le processus de prise de décision de l'UE, déjà rendu difficile par le nombre de participants (28) et le principe de majorité qualifiée . Bref, le Royaume-Uni joue la carte du souverainisme.

Euro VS livre sterling
David Cameron veut avoir un droit de regard sur ce que font les 19 pays de la zone euro, dont les Britanniques ont toujours refusé de faire partie. Encore une fois, le Royaume-Uni souhaite que son opinion nationale fasse office de "droit de veto". Un veto auquel la France est opposée avec force.

Limitation de l'immigration
Le Premier ministre britannique souhaite limiter les aides aux travailleurs immigrés en provenance de l'UE. Pour l'année 2015, le Royaume-Uni a accueilli 336.000 immigrants, dont 180.000 en provenance de l'UE. Ils sont désormais deux millions de travailleurs des autres pays de l'UE à vivre outre-Manche. C'est un des points noirs des négociations, car Bruxelles craint que, en faisant une exception pour nos voisins, d'autres pays n'aient l'idée de demander la même chose.

Simplification des échanges
À l'origine, David Cameron voulait donner à la City la possibilité d'appliquer dans sa réglementation financière des règles différentes de celles du reste de l'UE. Concrètement, les Anglais veulent rester compétitifs face à l'UE. La France, là aussi, est montée au créneau pour éviter que le Royaume-Uni bénéficie d'un régime d'exception. Mais l'issue reste inconnue.

EN SAVOIR + >> David Cameron à Paris : c’est quoi ce "Brexit" qui affole l'Europe ?

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