Centrafrique : démission du président Djotodia

Centrafrique : démission du président Djotodia

CRISE - Les dirigeants d'Afrique centrale avaient convoqué les responsables centrafricains à un sommet ce vendredi dans la capitale tchadienne pour décider du sort du président par intérim Michel Djotodia. Lequel, accusé d’avoir laissé le pays sombrer dans le chaos, a fini par démissionner ce vendredi.

Sous pression internationale, ils ont fini par lâcher. Le président centrafricain par interim Michel Djotodia et son Premier ministre Nicolas Tiangaye ont annoncé leur démission ce vendredi. Pour faciliter une sortie de crise à Bangui, les dirigeants d'Afrique centrale, réunis au Tchad depuis jeudi pour un sommet extraordinaire, avaient fait pression pour mettre à l'écart le couple exécutif. Michel Djotodia, porté au pouvoir par la rébellion Séléka après son offensive en mars 2013, était accusé de passivité face aux violences interreligieuses et aux exactions dans son pays.

Le président tchadien à la manœuvre

Durant ce sommet, le président tchadien Idriss Déby, considéré comme faiseur de rois en Centrafrique, avait déclaré que la transition n'avait pas fonctionné comme il le voulait. "Les autorités qui ont la charge de mener cette transition n'ont pas pu répondre aux attentes des Centrafricains et de la communauté internationale, dont les plus importantes sont l'ordre et la sécurité", avait-il asséné.

D'intenses tractations s'étaient tenues jusqu'au petit matin vendredi entre les membres du Conseil national de transition centrafricain (CNT), des proches du président centrafricain et des représentants de milices anti-balaka, hostiles à Djotodia. "L’intervention française début décembre a rebattu les cartes et la question d’un départ du président centrafricain, censé rester en place durant 18 mois, s’est posée de façon plus aiguë", analyse le journal La Croix . La nouvelle du départ du président a été accueillie par des scènes de liesses à Bangui où les tueries à grande échelle de ces dernières semaines ont progressivement cessé. "La situation s'améliore, lentement, mais elle s'améliore", a estimé jeudi le chef de l'opération française Sangaris, le général Francisco Soriano.
 

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