C’est quoi la Quaalude, cette autre drogue du viol qu’aurait utilisée Bill Cosby et Roman Polanski ?

C’est quoi la Quaalude, cette autre drogue du viol qu’aurait utilisée Bill Cosby et Roman Polanski ?

METHAQUALONE – La Quaalude refait surface dans les médias cette semaine, après la publication des aveux de Bill Cosby où il reconnaît avoir utilisé cette drogue pour abuser sexuellement d'une femme. Metronews fait le point sur cette substance.

Une drogue tombée aux oubliettes et qui fait un retour... médiatique. Depuis le milieu de la semaine, la Quaalude est revenue sur le devant de la scène, avec la publication cette semaine des aveux de la star déchue de la télé américaine Bill Cosby, accusé de viols et qui a reconnu avoir donné de la Quaalude  à au moins une femme en 1976 pour en abuser. En 2013, la méthaqualone, son nom scientifique, avait fait un bref retour dans les médias, en apparaissant notamment dans le film de Martin Scorsese Le loup de Wall Street, et fut soupçonnée d’avoir été administrée par Roman Polanski à Samantha , 13 ans, qu’il aurait violée dans les années 70.

La Quaalude ? Derrière l’orthographe déroutante d’une marque se cache un médicament utilisé comme une drogue récréative très en vogue dans les années 70 et tombée en désuétude depuis. "Elle était très bon marché à l’époque", se souvient Michel Hautefeuille, médecin à l’hôpital parisien Marmottan, spécialisé dans les drogues et les addictions.

Associée à l'alcool, des effets comparables à ceux du GHB

En France, la méthaqualone fut connue sous le nom de Mandrax, un médicament coupe-faim interdit dans les années 80, explique le docteur Hautefeuille. Suivant le dosage , la méthaqualone pouvait avoir un effet sédatif… ou euphorisant. "Le produit était assez violent et pouvait provoquer un état d’excitation important, précise Michel Hautefeuille. Son utilisation était très souvent associé à l’alcool, notamment sous la forme 'méthaqualone + whisky'." Un mélange détonnant dont le professionnel de santé compare les effets à ceux du GHB, la drogue dite du viol, qui entraîne une somnolence et peut provoquer des amnésies. "À l’époque, nous nous retrouvions face à des gens qui se réveillaient sans avoir le moindre souvenir de ce qu’il s’était passé la vieille, et avec qui ils avaient passé la nuit !"

En 2015, la Quaalude connaît donc un regain d’intérêt, comme le montre l’engouement des recherches sur Google outre-Atlantique. Mais reste peu utilisée en France, assure Michel Hautefeuille.

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