Crash de l'A321 : la thèse de la "pile au lithium"

Crash de l'A321 : la thèse de la "pile au lithium"

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EGYPTE - Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri a refusé de parler d'attentat ce samedi lors d'une conférence de presse, mais a évoqué l'éventuelle thèse de la "pile au lithium".

Le Caire refuse toujours de parler d'attentat. Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri a déclaré ce samedi au cours d'une conférence de presse, que l'enquête destinée à définir les circonstances du crash de l'A321, n'avait pas encore permis de dégager de conclusion. Une semaine après la catastrophe aérienne, alors qu'une cinquantaine d'enquêteurs internationaux ont été déployés au Caire et après l'expertise des boites noires, l’Égypte n'est toujours pas en mesure de donner plus d'éléments sur les raisons du crash et se refuse à aborder la thèse terroriste.

L'improbable thèse de "la pile au lithium"

"Nous n'avons écarté aucune possibilité", a cependant assuré Sameh Choukri, précisant que la thèse éventuelle de "la pile au lithium" pouvait être étudiée. Cette théorie, pouvant réveiller la paranoïa dans l'inconscient collectif, avait déjà été évoquée dans le crash de l'Airbus A320 de la compagnie Germanwings en mars dernier.

Bernard Chabbert, consultant en aéronautique, avait alors expliqué au micro d' Europe 1 que ces "piles ont parfois tendance à exploser. Il y a eu depuis une dizaine d'années 170 cas d'explosion de piles au lithium dans un avion de ligne. C'étaient la plupart de temps des piles situées dans des smartphones ou des portables", avait-il déclaré, ajoutant que lorsqu'elles brûlent, ces piles "dégagent des vapeurs extrêmement toxiques qui peuvent tuer en quelques dizaines de seconde".

Plusieurs spécialistes ou proches de l'enquête ont affirmé à la presse sous couvert d'anonymat, que la thèse de la défaillance technique ou de l'incendie accidentel, "étaient hautement improbables". Une source proche du dossier citée par Le Figaro a quant à elle expliqué que des photos du lieu du crash montrant certains débris recouverts d'impacts allant de l'intérieur vers l'extérieur "accréditent plutôt la thèse d'un engin pyrotechnique", c'est à dire d'une bombe. Mais d'autres conférences seront organisées, a assuré, évasif, le ministre égyptien des Affaires étrangères.

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