Dans le sillon de l'affaire Weinstein : Amazon suspend le chef de ses studios, lui aussi accusé de harcèlement sexuel

AVALANCHE - Amazon a annoncé la suspension ce jeudi du responsable de sa filiale consacrée aux films et aux séries. En plein scandale sexuel Harvey Weinstein, Roy Price est en effet accusé de harcèlement sexuel par une productrice.

Son nom : Roy Price. Sa fonction : chef d'Amazon Studios. Ce jeudi, cet homme a été placé "en congé avec effet immédiat", a indiqué un porte-parole du géant américain de la distribution en ligne. Une décision qui fait suite à une interview accordée à l'hebdomadaire The Hollywood Reporter par Isa Hackett, productrice pour la série Le maître du haut château (The man in the high Castle) diffusée sur la plateforme de vidéo à la demande d'Amazon. Elle y affirme avoir reçu à plusieurs reprises, lors d'une soirée en juillet 2015, des avances de sa part.

Des "suggestions obscènes" dans un taxi

La fille de l'écrivain Philip K. Dick, auteur du roman dont la série est adaptée, raconte dans un premier temps que le responsable d'Amazon a évoqué des suggestions obscènes dans un taxi les conduisant à cette fête. Ce dernier a persisté dans ses avances alors même que la productrice avait clairement fait part de son manque d'intérêt, étant lesbienne, mariée et mère de famille. Choquée, effarée, la victime affirme avoir évoqué le comportement de Roy Price avec des responsables d'Amazon Studios. Une enquête aurait été lancée mais elle n'en a jamais connu les conclusions.

"J'adore Amazon, mais il y a des pourritures à Hollywood"

Cette accusation fait écho aux reproches adressés sur Twitter par l'actrice Rose McGowan au PDG d'Amazon Jeff Bezos. Selon elle, l'entreprise l'a ignorée quand elle a accusé de viol Harvey Weinstein, le magnat d'Hollywood au cœur d'un gigantesque scandale sexuel. 

   

Dans une avalanche de tweets postés jeudi, elle affirme avoir à plusieurs reprises prévenu Amazon du comportement du célèbre producteur et demandé à l'entreprise de cesser sa collaboration avec lui. "Je vous ai dit que Harvey Weinstein m’a violée. Vous m'avez répondu que vous n'aviez pas de preuves. J’ai répondu que j’étais la preuve", a-t-elle écrit. "Je vous implore de cesser de financier les violeurs, les pédophiles présumés et les harceleurs sexuels. J'adore Amazon mais il y a des pourritures à Hollywood", peut-on également lire.

L'entreprise a indiqué être "en train d'étudier ses options pour les projets actuellement en cours avec The Weinstein Company". Le feuilleton hollywoodien est loin d'être terminé.

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Hollywood : le scandale Harvey Weinstein

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