Deux jours avant la primaire, Hillary Clinton tourmentée par ses e-mails

Deux jours avant la primaire, Hillary Clinton tourmentée par ses e-mails

PRESIDENTIELLE – Les services de renseignement américains ont annoncé ce vendredi soir que plusieurs e-mails, envoyés par Hillary Clinton depuis son serveur personnel alors qu'elle était chef de la diplomatie des Etats-Unis, contenaient des informations confidentielles.

Alors que la première primaire américaine pour désigner les deux candidats démocrate et républicain à la présidence des Etats-Unis doit avoir lieu lundi 1er février, Hillary Clinton est de nouveau éclaboussée par l'affaire des e-mails contenant des informations confidentielles sur l'attaque de Benghazi en 2012, qui avait coûté la vie à l'ambassadeur américain en Libye. Le département d'Etat a publié ce vendredi soir une salve de 1000 pages de documents, envoyés et reçus sur son serveur privé par la candidate démocrate quand elle était chef de la diplomatie.

Une aubaine pour Sanders ?

Mais alors que celle-ci a toujours assuré que ces échanges, qui ne s'étaient pas faits via les serveurs sécurisés de l'administration américaine, ne contenaient aucune information confidentielle, un porte-parole du département d'Etat a annoncé que 22 mails ne seraient pas diffusés, à la demande des services de renseignement. "Ces quelques e-mails ont été requalifiés à la demande de la communauté du renseignement", a précisé le secrétaire d'Etat John Kerry, actuellement en déplacement au Canada.

EN SAVOIR + >> Hillary Clinton dans la tourmente à cause de son adresse e-mail

Pour Hillary Clinton, la décision des services de renseignement américains est un coup dur. Lundi, les démocrates de l'Iowa doivent désigner la personnalité qu'ils souhaitent voir être candidate à la Maison Blanche. Et pour l'instant, elle n'a qu'une très courte avance sur son rival, le sénateur du Vermont Bernie Sanders. Dans ces conditions, il suffirait d'un rien pour renverser la vapeur et donner l'avantage à ce dernier.

Les Républicains mènent la charge

Paradoxalement, ce n'est pourtant pas Sanders qui a le plus attaqué Hillary Clinton, mais bien les chefs de file du parti républicain. Après huit ans passés dans l'opposition, ils entendent bien reconquérir la Maison Blanche cette année, et voient en l'ex-patronne de la diplomatie de Barack Obama le principal obstacle à leur conquête. Les membres du Grand Old Party n'ont donc pas perdu une minute pour attaquer la candidate démocrate.

Le sénateur Marco Rubio, un des candidats à l'investiture républicaine pour la présidentielle, a ainsi estimé que l'ex-Première dame devrait être poursuivie en justice : "Si quelqu'un dans mon équipe faisait ce qu'elle a fait, vous savez ce qui se passerait ? Il serait viré et il serait poursuivi", a-t-il lancé. Une fermeté également partagée par Reince Priebus, le président du parti républicain, pour qui les agissements d'Hillary Clinton "ont mis notre sécurité nationale et nos efforts diplomatiques en danger". (…) On ne peut pas lui faire confiance pour la présidence".

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