Discours sur l'islam de Donald Trump : ces polémiques qu'il va devoir faire oublier

Discours sur l'islam de Donald Trump : ces polémiques qu'il va devoir faire oublier

HYPOCRISIE - Donald Trump se rend ces 20 et 21 mai en Arabie saoudite pour son tout premier déplacement officiel à l'étranger. Il y prononcera un discours avec une vision pacifique de "l'islam". Ironique, quand on sait que le président des Etats-Unis a signé un décret interdisant l'accès à son territoire à six pays musulmans. Entre autres joyeusetés qu'il a pu proférer sur les musulmans ces derniers mois.

Donald Trump s'offre un peu d'air en effectuant le premier voyage à l'étranger de son mandat, alors qu'il enchaîne les polémiques à Washington. Le président américain est arrivé en Arabie Saoudite ce samedi 20 mai et a été accueilli par le roi Salman. La péninsule arabique est un allié historique des Etats-Unis et les dernières années sous Barack Obama avaient fragilisé cette alliance. Une distance que l'absence de l'Arabie Saoudite dans la liste des pays concernés par le "Muslim Ban" avait effacée.


Ce dimanche, il se présentera devant les dirigeants de plus de 50 pays musulmans, pour prononcer un discours sur "la nécessité d'affronter les idéologies radicales, ses "espoirs et exposer sa vision pacifique de l'islam", a indiqué le général H.R. McMaster, qui dirige le Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche. Une bien belle initiative... mise à mal par les propos et les actes négatifs de Donald Trump envers les musulmans et l'islam, dont voici quelques exemples.

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Donald Trump en déplacement en Arabie Saoudite alors qu’il est de plus en plus contesté aux Etats-Unis

Donald Trump a enchaîné les discours anti-islam

En décembre 2015 lors d'un rally à Charleston, en Caroline du Sud, quelques jours après la tuerie de San Bernardino, Donald Trump a déclaré a des milliers de partisans : "Donald J. Trump appelle à une interdiction complète et totale des musulmans d'entrer aux Etats-Unis".


Quelques semaines plus tard, en janvier 2016, une Américaine nommée Rose Hamid débarque à un meeting de Donald Trump arborant un hijab. Elle proteste silencieusement entourée de supporters de Trump et commence à se faire insulter et hurler dessus, avant que le service d'ordre ne la vire de l'événement. Pendant l'expulsion, le futur président des Etats-Unis déclare "Il y a de la haine envers nous, c'est incroyable. C'est leur haine, pas la nôtre".

Pendant sa campagne présidentielle, le futur président a régulièrement interpellé ses électeurs en instrumentalisant le risque terroriste pour stigmatiser les musulmans. Il avait notamment décrit les musulmans entrant aux Etats-Unis comme un "cheval de Troie" pour des réfugiés prêts à tuer sauvagement d'innocents Américains, proclamant par la même occasion : "l'Islam nous déteste".

Opération séduction

Mais depuis son élection à la tête des Etats-Unis, Donald Trump a surtout signé un décret interdisant le territoire aux ressortissants de six pays musulmans (Somalie, Iran, Syrie, Soudan, Libye et le Yemen). Décret bloqué par plusieurs juges au cours des derniers mois. Il n'incluait pas l'Arabie Saoudite, qui est l'un des alliés des Etats-Unis. Le prince saoudien Mohammed avait réagi positivement au "Muslim Ban", assurant qu'il n'était pas "dirigé vers les pays musulmans ou l'islam", exprimant par la même occasion sa satisfaction après une rencontre avec Donald Trump à la Maison Blanche, saluant "sa vision et sa position positive sur l'islam".


Mais le plus ironique dans l'histoire, c'est le conseiller Stephen Milller qui a été en charge d'écrire le discours que prononcera Donald Trump. Qui est-il ? Simplement celui qui a rédigé le texte du "Muslim Ban" Et parmi les 50 pays présents pour écouter le président américain, il y a les représentants des six pays touchés par ce décret honni. L'objectif pour Trump sera alors de les convaincre par ses paroles d'oublier les énormités qu'il a pu proférer par le passé.

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