Donald Trump menace de mettre fin au dégel avec Cuba

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La mort de Fidel Castro

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MISE EN GARDE - Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a menacé ce lundi 28 novembre de mettre fin au dégel avec Cuba. La Maison Blanche, encore aux mains de Barack Obama, a de son côté défendu avec force le rapprochement avec l'île communiste.

Fidèle à lui-même, le prochain président américain Donald Trump n'a pas cessé de proférer des menaces. Cuba est aujourd'hui dans le viseur du magnat de l'immobillier. Le milliardaire a menacé ce lundi 28 novembre de mettre fin au dégel avec l'île. De son côté, la Maison Blanche, encore aux mains de Barack Obama, a défendu avec force le rapprochement historique avec La Havane. 


Dans un tweet laconique, le futur 45e président américain a prévenu qu'il pourrait faire machine arrière sur l'avancée diplomatique majeure de son prédécesseur si l'île n'offrait pas plus de contreparties sur les droits de l'homme ou l'économie de marché. "Si Cuba ne veut pas sceller un meilleur accord pour le peuple cubain, le peuple américano-cubain et les Etats-Unis dans leur ensemble, je mettrai fin à l'accord" d'ouverture entre Washington et La Havane, a averti Donald Trump sur Twitter.

Cette mise en garde de l'homme d'affaires survient trois jours après la mort de Fidel Castro et au lendemain du week-end de Thanksgiving où l'équipe Trump a savamment entretenu le flou sur la poursuite du dégel des relations entre les deux Etats. 


Il s'agit de la première menace explicite de Donald Trump concernant cet acquis diplomatique de l'administration démocrate, qui cèdera le pouvoir le 20 janvier. Cette politique d'ouverture avait été annoncée à la surprise générale le 17 décembre 2014 par le président Obama et son homologue cubain Raul Castro.


A contre-courant du message délivré par le nouveau président, la Maison Blanche a vanté lundi un rapprochement "bénéfique pour le peuple cubain et (...) bénéfique pour le peuple américain".

La libération des prisonniers politiques, une "priorité" pour les Républicains

Juste après cette énième sortie sur Twitter du prochain président Trump, son directeur de la communication Jason Miller a tenté d'arrondir les angles. "Cuba est vraiment un sujet compliqué et le président élu a conscience des nuances et des complexités de la situation à laquelle sont confrontés l'île et le peuple de Cuba", a-t-il expliqué.


Le communicant a également rappelé que les "priorités" de la prochaine administration étaient "la libération des prisonniers politiques (...) et la liberté politique et religieuse pour tous les Cubains vivant sous répression". Les républicains pensent que l'administration démocrate sortante a fait trop de concessions aux castristes en n'obtenant "rien en retour" de La Havane sur "l'ouverture des marchés, la liberté religieuse, les prisonniers politiques".

Tout le week-end, le camp Trump avait réclamé "un meilleur accord" que le simple rétablissement des relations diplomatiques à l'été 2015 et des allègements à l'embargo économique américain de 1962 dans les transports, les télécommunications et le commerce. Un signe qui montre que malgré sa menace explicite, Donald Trump laisse finalement la porte ouverte à la poursuite du dégel amorcé par son prédécesseur. 

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