Donald Trump : son utilisation de Twitter jugée "inappropriée" et "insultante", la preuve par 5 (tweets)

La présidence Donald Trump

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SANS FILTRE – Brut de décoffrage, le Président américain n’a pas de limites. Surtout quand il s’agit de s’exprimer sur les réseaux sociaux. Un sondage réalisé pour ABC News et le Washington Post montre que 6 Américains sur 10 sont en désaccord avec son attitude 2.0. Il ne nous a pas fallu remonter bien loin pour en trouver des exemples.

Il a l’attaque numérique facile. Très (trop ?) facile. Si Donald Trump a changé de fonction, il n’a en rien modifié son utilisation des réseaux sociaux. Ce qui n’est pas du goût de tous les Américains. Déjà aussi impopulaire que George W. Bush en 2004 après seulement sept mois de mandat, le Président américain est également vivement critiqué pour son utilisation de Twitter. Selon un sondage pour ABC News et le Washington Post publié ce lundi, 68% la jugent "inappropriée" et 65% la trouvent "insultante". Plus de la moitié (52%) l’estiment même "dangereuse".

Pas vraiment étonnant quand on sait que Donald Trump fait de son compte Twitter une forme de journal intime sur lequel même la Maison Blanche n'a pas de prise, mêlant déclarations insensées et insultes. Depuis son élection, il a à plusieurs reprises franchi la ligne rouge, notamment ces derniers mois. En témoignent ces cinq messages postées entre mai et juillet 2017, un best-of du mauvais film "Trump fait du Trump".

Un néologisme pour "l'Histoire"

31 mai. Le jour où Donald Trump a fait sa Kim Kardashian en cassant l'Internet. Il lui a fallu moins de 140 signes pour se faire remarquer avec un message totalement incompréhensible. Sa cible ? Les médias, comme souvent. "Malgré la négative et constante couverture médiatique", a-t-il tenté de commencer à écrire. Transformant le mot "coverage" ("couverture") en "covfefe". Un néologisme bien involontaire qui a fait de lui la risée des trolls. Après avoir effacé son tweet d'origine, Donald Trump lui-même a invité les internautes à "deviner le vrai sens de covfefe". 

Menteur, menteur

9 juin. Au lendemain de l'audition de l'ancien patron du FBI, limogé par ses soins, Donald Trump a évidemment réservé sa première réaction aux réseaux sociaux. Et elle n'a pas déçu ! Le Président a ainsi estimé que le témoignage de James Comey devant le Sénat constituait une "confirmation totale et complète" de sa version des faits. "Malgré tant de faux témoignages et mensonges, confirmation totale et complète... et WOW, Comey est une balance !", a-t-il écrit. Pas très présidentiel tout ça.

Attaque physique

29 juin. Comme tous ceux qui ont la critique facile, Donald Trump n'aime pas en recevoir. Alors quand les journalistes Mika Brzezinski et Joe Scarborough ont osé s'élever contre lui dans leur émission Morning Joe, diffusée sur MSNBC (chaîne réputée plutôt à gauche, il n'a pu se retenir. Et a laissé couler à flot les insultes les plus misogynes sur Twitter. "J'ai entendu dire que Morning Joe, une émission qui fait peu d'audience parle mal de moi (je ne la regarde plus). Alors comment se fait-il que Mika, la folle au faible QI, et Joe le Psychotique soient venus à Mar-a-Lago (résidence de Trump en Floride, NDLR) trois nuits d'affilée autour du Nouvel An et aient insisté pour me joindre ? Elle saignait abondamment à cause d'une chirurgie esthétique au visage. J'ai dit non!", a-t-il écrit, déclenchant un tollé. Le Président n'en était pas à son coup d'essai. Lors d'un débat entre candidats pour l'investiture républicaine, il avait sous-entendu que la journaliste et modératrice Megyn Kelly avait ses règles. Classe.

Attaque physique (bis)

2 juillet. Depuis son arrivée dans le Bureau ovale, Donald Trump répète que "la presse est l'ennemi du peuple américain". Sa violence verbale devient physique avec un montage vidéo dans lequel il se met en scène en train de tabasser... CNN. La provocation passe une nouvelle fois très mal. C'est sur Twitter que la chaîne lui répond. "Le Président n'a jamais promu ou incité à la violence. C'est même le contraire", ironise-t-elle en reprenant une phrase prononcée la semaine précédente par Sarah H. Sanders, la porte-parole de la Maison-Blanche.... 

Diplomatie à la Trump

4 juillet. Donald Trump fait des siennes deux jours après le début de l'affaire CNN. Et le contexte, mêlant Corée du Nord et missiles, est autrement plus grave. Le Président américain a dénoncé "une absurdité" en réaction au nouveau tir de missile balistique par la Corée du Nord mardi 4 juillet, jour - hasard du calendrier ?  - de la fête nationale américaine. "La Corée du Nord a lancé un autre missile. Est-ce que ce mec n’a rien de mieux à faire de sa vie ? Difficile de croire que la Corée du Sud et le Japon tolèreront cela très longtemps. Peut-être que la Chine va faire un geste fort au sujet de la Corée du Nord et mettre fin à cette absurdité une bonne fois pour toutes", a-t-il écrit dans deux messages de moins de 140 signes, sans prendre la peine de citer Kim Jong-Un, le leader nord-coréen. Pas vraiment la meilleure manière de répondre à une crise qui dure depuis des semaines. 

Le pire dans tout ça, c'est qu'il a encore quatre ans devant lui pour faire de nouvelles sorties du même genre. To be continued...

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