VIDEO - En Argentine, un "mercredi noir" après le viol et le meurtre barbare d'une ado de 16 ans

CRIMES MACHISTES - Alors que les meurtres particulièrement sauvages de femmes s'accumulent en Argentine, le collectif citoyen #NiUnaMenos (pas une de moins) appelle les femmes de tout le pays à se vêtir de noir et à cesser toute activité professionnelle pendant une heure, pour exiger "la fin de la violence machiste", avant de se réunir pour une marche dans les rues de Buenos Aires.

En Argentine, un des pays les plus développés d'Amérique latine, une femme est tuée toutes les 36 heures. Le dernier meurtre en date, celui de Lucia Pérez, 16 ans, droguée, violée et sauvagement assassinée, a profondément heurté le pays. Face à l'accumulation de ces crimes particulièrement barbares visant les femmes, une nouvelle mobilisation du mouvement citoyen #NiUnaMenos (pas une de moins), dirigé par des journalistes, écrivaines et activistes, est prévue ce mercredi en Argentine. 


Dans l'après-midi, les femmes sont invitées à se vêtir de noir et à se réunir dans le centre de Buenos Aires, pour dénoncer les violences faites aux femmes, les féminicides et les difficultés qu'elles rencontrent sur le marché du travail. "Pas une de moins", "nous les voulons vivantes", sont les mots d'ordre du mouvement, qui organise sa cinquième mobilisation depuis le début de l'année. A 17 heures locales (22 heures à Paris), une marche est prévue dans le centre ville de Buenos Aires. Les précédentes mobilisations avaient réuni des centaines de milliers de personnes. 

Lucia Pérez, 16 ans, morte de douleur

La mobilisation a été décidée, cette fois-ci, au lendemain du meurtre de Lucia Pérez, survenu à Mar del Plata, grande station balnéaire et port de la côte Atlantique. Forcée à consommer de la cocaïne, l'adolescente a été violée le 8 octobre par plusieurs hommes avant d'être empalée. La douleur a été si insupportable qu'elle a succombé à un arrêt cardiaque, a raconté la procureure en charge du dossier, Maria Isabel Sanchez. Deux suspects de 23 et 41 ans, des dealers, ont été arrêtés. 


La veille de sa mort, elle leur avait acheté un joint de marijuana en compagnie d'une amie, non loin de son lycée, où les deux hommes avaient l'habitude d'écouler leur marchandise. "Ce n'est pas très professionnel de le dire, mais je suis mère, dans ma carrière j'ai vu des choses horribles, mais jamais une affaire avec une conjonction de faits aussi aberrants", a dit la magistrate. Ce mercredi, à quelques heures du début de la mobilisation, une autre femme de 42 ans a été assassinée dans la ville de Tucuman.

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