Burkina Faso : un Français tué dans l'attaque "terroriste" d'un café de Ouagadougou

TERRORISME - Au moins un Français et sept autres ressortissants étrangers ont été tués, dimanche soir, dans l'attaque d'un café-restaurant de Ouagadougou. Les autorités ont annoncé le décès de 18 personnes dont les deux assaillants, "très jeunes, de peau claire et noire". L'attaque, qualifiée de "terroriste" par le Burkina Faso, n'a pas été revendiquée. Suivez notre direct.
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Deuil national au Burkina Faso


Le président du Burkina Faso a décrété trois jours de deuil national à compter de ce lundi "à la mémoire des victimes de l'attaque terroriste". Les drapeaux seront mis en berne et les manifestations sont interdites jusqu'au mercredi 16 août inclus.

Selon Maiza Sérémé, "les deux assaillants avait chacun un AK47 et beaucoup de chargeurs". Ils ont été "confinés à l'arrière du bâtiment avant d'être abattus." Quarante personnes ont été libérées lors de l'assaut.

Des assaillants "très jeunes, de peau noire et blanche"


La procureure du parquet de Ouagadougou, Maiza Sérémé, tient en ce moment une conférence de presse après l'attaque du café Aziz Istanbul. Elle a indiqué que les deux assaillants tués par les forces d'intervention étaient "très jeunes, de peau noire et blanche". Parmi la dizaine de blessés, on trouve cinq militaires des Forces de Sécurité du Burkina Faso. La plus jeune victime est âgée de 15 ans, a indiqué la procureure.

Des enquêteurs français attendus dès mardi


Le ministère des Affaires étrangères a annoncé l'envoi de six enquêteurs dès mardi sur les lieux de l'attaque à Ouagadougou.

Huit nationalités parmi les victimes


Le ministère des Affaires étrangères burkinabè a indiqué que l'on trouvait parmi les personnes décédées 7 Burkinabè, 1 Canadien, 2 Koweïtiens, 1 Français, 1 Sénégalais, 1 Nigérian, 1 Libanais et 1 Turc. Trois victimes n'ont pas encore été identifiées. 

Qui sont les assaillants ?


Le ministre de la Communication, Remis Dandjinou, a indiqué ce midi que deux assaillants avaient été tués. Selon différents témoins, ce sont au moins quatre hommes qui auraient tiré sur les clients attablés en terrasse avant de pénétrer dans l'établissement. Le quartier a été bouclé et passé au peigne fin sans résultat pour le moment. A cette heure, l'attaque, qualifiée de "terroriste" par les autorités, n'a toujours pas été revendiquée.

Des Canadiens parmi les victimes ?


Selon un journaliste burkinabé au micro de la RDI, le Canada compterait deux victimes parmi les 18 personnes tuées lors de l'attaque de dimanche soir à Ouagadougou. Ottawa n'a pas confirmé l'information

Le résumé de la situation au Burkina Faso après l'attaque qui a fait au moins 18 morts dont une victime française

Le président de la Commission de l'Union africaine a également réagi :

La France appelle ses ressortissants à éviter le quatier d'Ouagadoudou où a eu lieu l'attaque. La France compte quelque 3.500 ressortissants au Burkina Faso, la plus importante communauté étrangère du pays.

Le président de l'Union africaine veut une force opérationnelle au Sahel


"Les terroristes s'attaquent aux restaurants fréquentés par les étrangers, non seulement pour porter atteinte à la vie de la population, mais aussi à l'économie du pays", a expliqué  sur France 24 Alpha Condé, le président guinéen à la tête de l'UA. "Il faut qu'on accélère l'opérationalisation du G5 (force antijihadiste, ndlr) afin que les Africains soient en première ligne pour défendre la sécurité de leurs citoyens et des expatriés". Mais pour cela, il demande aux Européens de l'aider à trouver les 400 millions d'euros manquants...

Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy : 

Un Français installé à Ouagadougou nous raconte son quotidien


"Cette attaque est vraiment malheureuse, mais bon. Ce n’est malheureusement pas la première. Cela ne va pas changer ni mes habitudes, ni mon mode de vie. Il faut que l’on reste debout, que l’on continue à vivre. Paris comme Ouagadougou sont frappés par le terrorisme. Cela peut arriver n’importe où. C’est triste, mais c’est malheureusement une réalité", raconte Gérard Penkhoss, 73 ans, photographe installé à Ouagadougou depuis 2008, à LCI.

Emmanuel Macron s'est entretenu avec son homologue Burkinabé


Selon un communiqué, Emmanuel Macron s'est entretenu par téléphone avec le Président Rock Marc Christain Kaboré. Le chef d'état français a réaffirmé "sa solidarité dans cette nouvelle épreuve".  Les deux chefs d'état "sont convenus d'accelérer la mise en place de la force du G5 Sahel". 

Macron condamne "l'attaque terroriste" à Ouagadougou


Dans un communiqué, l'Elysée a fermement condamné cette attaque:

"Le Président de la République exprime sa compassion et sa solidarité à l’égard des familles de victimes. (...) la France demeurera engagée aux côtés des pays de la région pour poursuivre la lutte contre les groupes terroristes et accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel."

Urgent

Un Français parmi les victimes


Au moins un Français a été tué dans l'attaque commise contre un café-restaurant de Ouagadougou, selon le parquet.  Une enquête anterroriste pour assassinat a été ouverte à Paris.

Un Turc parmi les 18 morts


Un citoyen turc a été tué et un autre blessé dans l'attaque "terroriste" menée contre un café-restaurant à Ouagadougou qui a fait 18 morts, a confirmé lundi le ministère turc des Affaires étrangères.

Antoine Glaser, spécialiste de l'Afrique : "Le but de ce type d'attaque est de faire fuir les Occidentaux"

Le président Kaboré appelle "à la vigilance, à la solidarité et à l'unité de la nation"

Un habitant de Ouagadougou a filmé des tirs nourris

"L'opération a pris fin"

L'opération des forces de sécurité contre les assaillants jihadistes présumés d'un café-restaurant de Ouagadougou "a pris fin", a annoncé tôt lundi le ministre burkinabè de la Communication Remis Dandjinou.


Des opérations "de quadrillage, de vérification des maisons avoisinantes" se poursuivaient a précisé le ministre lors d'un point presse

Des opérations toujours en cours pour libérer les otages


Les opérations des autorités burkinabées sont toujours en cours pour libérer des personnes prises en otage par des djihadistes présumés dans cet établissement du centre-ville de la capitale.

Info tf1/lci

L'attaque "terroriste" est terminée


Selon notre correspondante sur place, les assaillants auraient été neutralisés, ce lundi matin. 

La France ouvre une ligne téléphonique pour les Français sur place, ou pour les familles inquiètent. 


Si vous vous trouvez dans cette situation, vous pouvez joindre le numéro suivant : +226.25.49.66.20

Bonjour,

Une "attaque terroriste" a été menée dimanche soir contre un café-restaurant à Ouagadougou, faisant au moins 17 morts et une dizaine de blessés.

Suivez, avec nous, les dernières informations. 

Que s'est-il passé ?

Plusieurs assaillants sont arrivés en moto vers 21h30 et se sont arrêtés devant le restaurant turc Aziz Istanbul, situé sur l'avenue Kwame Nkrumah à Ouagadougou, alors que les clients étaient réunis pour regarder un match de football à la télévision. "Ils sont descendus du véhicule et ont ouvert le feu sur les clients assis sur la terrasse", a raconté un serveur de ce restaurant sous couvert d'anonymat. "On est monté par l'escalier jusqu'en haut, on était couchés par terre, les  assaillants sont venus, ils ont pointé leurs fusils sur nous (...) je ne comprenais pas leur langue, c'était de l'arabe ou quoi", a déclaré un rescapé hospitalisé à la télévision nationale. 


"Les assaillants étaient très jeunes, de peau claire et noire. Ils sont allés au combat pour mourir", a expliqué lundi en fin de journée la procureur de Ouagadougou, Maïza Sérémé, lors d'une conférence de presse. Chaque assaillant était armé d'une kalachnikov (un fusil d'assaut AK47) et de nombreux chargeurs. L'assaut a été donné lundi matin par les forces de sécurité, épaulées par des militaires français, et les deux assaillants ont été tués à l'arrière du bâtiment où ils s'étaient retranchés.


Le gouverment fait état d'au moins 18 morts et d'une dizaine de blessés. Parmi les victimes, on trouve un Français, sept Burkinabè -ou huit selon la procureur-, deux Koweïtiennes, une Canadienne, un Nigérian, un Sénégalais, un Turc et un Libanais, dont la mort n'a pas été évoquée par Maïza Sérémé. Trois autres n'ont pas encore été identifiées. Le Canada a annoncé le décès d'un second ressortissant.


Le gouvernement burkinabé parle d'une "attaque terroriste" dans un lieu de la capitale particulièrement fréquentée par les expatriés. Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a réagi, appelant "à la vigilance, à la solidarité et à l'unité de la Nation". Un deuil national de trois jours a été décrété.

Emmanuel Macron condamne l'attaque

De son côté, Emmanuel Macron a condamné fermement cette attaque, dans un communiqué publié. "Le Président de la République exprime sa compassion et sa solidarité à l’égard des familles de victimes. (...) la France demeurera engagée aux côtés des pays de la région pour poursuivre la lutte contre les groupes terroristes et accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel." Cette force militaire antijihadiste composée des pays limitrophes du Sahel (Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso) devrait à terme compter 5.000 hommes.


La France a aussi lancé un numéro d'urgence pour les Français sur place ou les familles inquiètent : +226.25.49.66.20. Les Français résidents au Burkina Faso sont "invités à éviter le secteur et à rassurer leurs proches". 


Une enquête de flagrance, habituelle quand des Français sont victimes d'actes terroristes à l'étranger, a été ouverte pour assassinat en lien avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste. Elle a été confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Direction centrale de la police judiciaire, a précisé le parquet.


Le quai d'Orsay a annoncé l'envoi de six enquêteurs dès mardi sur les lieux de l'attaque.

Le restaurant Istanbul est situé à environ 300 mètres du café Cappuccino. Ce café avait été, en janvier 2016, la cible d'une attaque djihadiste sanglante, revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers, dont des Français. 

Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est le théâtre d'attaques djihadistes régulières depuis 2015. Le 15 janvier 2016, un commando avait attaqué le café Cappuccino et plusieurs autres établissements, l'hôtel Splendid, l'hôtel Yibi et le Taxi-Brousse, situés sur l'avenue Kwame N'Krumah, comme le restaurant Istanbul. En décembre 2016, une douzaine de soldats burkinabè ont été tués dans une attaque contre un détachement de l'armée basé dans le nord du pays. En octobre 2016, une précédente attaque avait fait six morts, quatre militaires et deux civils.


Plusieurs enlèvements ont aussi été perpétrés, de Burkinabè comme d'étrangers. Un Australien et un Roumain, enlevés en 2015, sont toujours captifs de groupes islamistes liés à Al-Qaida.

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