EN DIRECT - Catalogne : Madrid donne 5 jours à Carles Puigdemont pour "clarifier sa position"

INDÉPENDANCE - Après un référendum et plusieurs semaines de crise, le président de la région Carles Puigdemont a déclaré l'indépendance de la Catalogne, avant d'en "suspendre les effets" afin de maintenir "le dialogue" avec Madrid. A l'issue d'un Conseil des ministres extraordinaire, mercredi, Mariano Rajoy a demandé au gouvernement catalan d'éclaircir sa position.
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ULTIMATUM 


 Le gouvernement espagnol a donné cinq jours au président catalan Carles Puigdemont pour dire s'il a déclaré ou non l'indépendance de la Catalogne lors de son discours prononcé mardi soir devant le parlement régional. S'il affirme l'avoir bien déclarée, il aura alors trois jours pour changer d'avis. S'il campe sur ses positions, le gouvernement espagnol invoquera l'article 155 de la Constitution, qui permet à Madrid de suspendre l'autonomie d'une région.

FOOT


Le directeur général du FC Barcelone, Oscar Grau, a estimé aujourd'hui que le club devait continuer à évoluer en Liga, le championnat d'Espagne. "Les budgets [du Barça ndlr.] sont basés sur la participation à la Liga, je pense que la Liga et le Barça doivent continuer ensemble", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

COUP DE FREIN


Le Premier ministre conservateur Mariano Rajoy a rejeté aujourd'hui les nombreuses offres de médiation pour résoudre la crise avec les séparatistes au pouvoir en Catalogne. "Il n'y a pas de médiation possible entre la loi démocratique et la désobeissance, l'illégalité", a-t-il affirmé lors d'une allocution devant le congrès des députés.

COLÈRE


Pour les Espagnols, le président Carles Puidgemont n’est pas allé au bout de sa promesse. A savoir celle de déclarer l’indépendance de la Catalogne.

Indépendance de la Catalogne : les Espagnols interpellent le président

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EUROPE 


La Commission européenne a, elle, réaffirmé qu'elle appuyait les efforts visant à maintenir l'unité de l'Espagne. "La Commission suit de près la situation en Espagne et réitère son appel au respect total de l'ordre constitutionnel espagnol", a déclaré le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis. "Nous appuyons les efforts en vue de surmonter la division et le morcellement, pour assurer l'unité et le respect de la Constitution espagnole."

FRANCE


Le porte-parole du gouvernement français, Christophe Castaner, a réagi à la situation en Espagne à l'issue du Conseil des minitres. "La position de la France est claire et est assez semblable à celle de la plupart des pays européens, qui est de considérer que nous n'avons pas à nous prononcer, à nous ingérer dans ce qui se passe dans un pays voisin (...) Aujourd'hui nous appelons à la discussion dans le cadre constitutionnel de l'Espagne."

ACCORD 


Le chef du Parti socialiste espagnol a annoncé un accord avec Mariano Rajoy pour étudier une réforme de la Constitution et tenter de résoudre la crise catalane. "Nous sommes convenus que l'heure est venue d'aborder la réforme constitutionnelle", a déclaré Pedro Sanchez, précisant que le débat à la chambre des députés permettrait de discuter de comment "la Catalogne reste en Espagne, pas de comment elle s'en va".

DÉCLARATION


"Si Carles Puigdemont revient à la légalité, l'incertitude se termine", écrit Mariano Rajoy sur Twitter, reprenant les grandes lignes de son discours devant la presse. Le président du gouvernement espagnol indique vouloir "de la clarté et de la sécurité juridique" et que la réponse des dirigeants catalans "déterminera les événements à venir dans les prochains jours". 

DISPOSITIF 


S’il a menacé de le faire, Mariano Rajoy ne peut pas unilatéralement déclencher l'article 155 de la Constitution. Comme il l’a fait, il doit d'abord sommer le président de la Catalogne de revenir à l'ordre constitutionnel dans un délai fixé par le Conseil des ministres. Cette sommation demande notamment à Carles Puigdemont de préciser s'il a ou non déclaré l'indépendance. 


Ensuite, une fois la réponse (ou la non réponse) enregistrée, le chef du gouvernement peut s'estimer satisfait ou, au contraire, s'adresser au Sénat – où le Parti populaire est majoritaire – pour qu'il l'autorise à suspendre tout ou partie de l'autonomie de la région.

L'article 155 de la Constitution, arme massive de Rajoy pour empêcher l'indépendance de la Catalogne

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DÉCLARATION


Mariano Rajoy a souligné que la réponse du gouvernement espagnol dépendra des précisisons apportées par Carles Puigdemont et les séparatistes catalans. Le chef de l'exécutif a précisé que cette demande se faisait préalablement au déclenchement du désormais célèbre article 155 de la Constitution. la procédure de suspension de l'autonomie d'une région.

DÉCLARATION


S'il considère "urgent de rétablir une situation normale en Catalogne", Mariano Rajoy semble cependant maintenir le statu quo, en demandant, pour l'instant, aux dirigeants catalans de clarifier formellement leur position quant à la déclaration d'indépendance, signée puis suspendue mardi au cours d'une séance parlementaire confuse. 

DÉCLARATION


Alors qu'un Conseil des ministres extraordinaire s'est réuni ce matin, Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol, va s'exprimer à midi.

PRÉCISION


La déclaration d'indépendance signée - puis suspendue - mardi soir par est pour l'instant un acte symbolique, explique le porte-parole du gouvernement régional, Jordi Turull. "La déclaration doit être faite par le parlement de Catalogne", ce qui n'a  pas été le cas, a-t-il précisé. La signature était "un acte symbolique par lequel nous avons tous signé notre engagement de déclarer l'indépendance".

REVUE DE PRESSE


La presse nationale espagnole se montre assez critique envers Carles Puigdemont ce mercredi. El Pais, quotidien le plus lu du pays, évoque un "piège" tendu par le président catalan dans son éditorial, estimant que les séparatistes ne cherchent à négocier rien d'autre que l'indépendance. C'est une "farce", titre le conservateur El Mundo, tandis que le journal ABC parle d’un "chantage pour gagner du temps". En Catalogne, La Vanguardia préfère pour sa part insister sur une tentative du président indépendantiste "d'apaiser la tension".

OPTIONS


Selon une source gouvernementale à l'AFP, l'exécutif espagnol n'exclut aucune option pour répondre à la situation en Catalogne : "Le gouvernement est réuni. Et il étudie toutes les options."

DIRECTION 


Le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy se réunit en urgence depuis 9H00 ce matin pour décider d'une réponse à la signature par les dirigeants séparatistes en Catalogne, la veille, d'une déclaration d'indépendance unilatérale signée mais "suspendue" dans l'attente d'un dialogue avec Madrid. 

DOUTES 


En annonçant une indépendance qui n'en était pas vraiment une, le président de la Catalogne a semé la confusion chez les indépendantistes et n'a pas rassuré les unionistes. 

Indépendance de la Catalogne : les Barcelonais divisés après le discours de Carles Puigdemont

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RAPPEL DES FAITS


Le résumé de cette déclaration tant attendue devant le Parlement 

VIDÉO - Catalogne : Carles Puigdemont tend la main à Madrid, qui reste inflexible

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DECLARATION D'INDEPENDANCE 

Ce soir, le président séparatiste catalan Carles Puigdemont a signé une déclaration d'indépendance avec les députés de sa majorité, mais il l'a suspendue "en appelant au dialogue", a déclaré à l'AFP un porte-parole du gouvernement régional.


"Nous constituons la République catalane comme Etat indépendant et souverain, de droit, démocratique et social", lit-on dans ce texte signé par les trois partis indépendantistes. "Mais le président la suspend en appelant au dialogue", a précisé le porte-parole du gouvernement catalan.

Urgent

DERNIERE MINUTE 


Une réunion extraordinaire du Conseil des ministres espagnol se tiendra ce mercredi 11 octobre. La numéro 2 du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, l'a annoncé en critiquant Carles Puigdemont. "C'est le discours de quelqu'un qui ne sait pas où il est, ni où il va, ni où il veut aller".

DERNIERE MINUTE 


AP indique que les parlementaires catalans ont signé un document qu'ils nomment "une déclaration d'indépendance" mais retardent sa mise en application. 

REACTION 


Des alliés du gouvernement catalan regrettent une "occasion perdue de proclamer solennellement" l'indépendance, indique l'AFP.

VIDEO 


Revivez les moments importants du discours de Carles Puigdemont. 

REACTION DE MADRID 


Le gouvernement espagnol juge "inadmissible" que Carles Puigdemont fasse une déclaration implicite d'indépendance, a indiqué le porte-parole du gouvernement. 

CONFUSION


Le très attendu discours de Carles Puigdemont laisse de nombreux observateurs perplexes...

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DISCOURS 


Carles Puigdemont propose de suspendre "les effets" d'une déclaration d'indépendance après le référendum et tend la main à Madrid. 

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"La Catalogne a obtenu le droit d'être indépendante"

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Carles Puigdemont termine son discours et est très applaudi par les parlementaires, debout. 

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"Nous voulons un avenir digne pour nos fils et nos filles et que tous ceux qui souhaitent s'installer en Catalogne soient les bienvenus", conclut Puigdemont. 

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Il demande aux entreprises de continuer à produire de la richesse, aux personnes politiques de poursuivre le dialogue et demande à l'UE de veiller aux valeurs fondamentales de l'Union. "Nous nous en remettons au dialogue", annonce Carles Puigdemont. 

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Carles Puigdemont est très applaudi par les parlementaires. "Nous proposons que le parlement fasse en sorte qu'au cours des prochaines semaines, un dialogue soit organisé. Il est nécessaire de faire baisser les tensions. Il faut une volonté claire de répondre aux exigences du peuple (...) Nous sommes disposés à ouvrir un temps de dialogue (...) Nous allons appliquer le mandat du peuple", poursuit-il. 

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"Face aux résultats du référendum, la Catalogne a obtenu le droit d'être indépendante, qu'on l'écoute", explique Puigdemont. 

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Puigdemont dénonce le refus "radical" de l'Etat espagnol de négocier un référendum. "Je veux vous demander de faire des efforts. "Nous ne sommes pas des déliquants, nous ne sommes pas fous, nous ne voulons pas faire de coup d'état, nous voulons voter (...) nous n'avons rien contre l'Espagne et contre les Espagnols. Nous voulons mieux nous entendre (...) Cette situation n'est plus viable", dit Carles Puigdemont. 

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Il évoque les menaces reçues par des palementaires au sujet de la tenue de ce référendum. "Il y a une répression à l'encontre des autorités catalanes", expose Puigdemont. "Le monde doit savoir que des personnes qui ont participé à ces manifestations sont poursuivies pour sédition", dit-il. Il évoque les demandes pacifistes des catalans et affirme ne pas trouver d'interlocuteur au sein des institutions de l'Etat. "C'est la monarchie qui fait le médiateur". 

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Carles Puigdemont pointe du doigt le gouvernement espagnol au sujet du référendum. Il prend en exemple, le Royaume-Uni, et son référendum sur le Brexit. "Ici, il y a eu une fin de non-recevoir. Le tout accompagné de violences policières", dit-il. 

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"Malgré le fait que nous ayons suivi et respecté la Constitution, les actions du Congrés espagnol ont transformé ce texte, l'ont transfiguré. Aujourd'hui, c'est ce texte qui est en vigueur. C'est une humiliation, ni plus ni moins"

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Il rappelle la Constitution de 1978. "La Catalogne s'est impliquée totalement dans l'intégration de l'Espagne dans les institutions européennes. Nous avons vu que les forces égémoniques de l'état ne l'entendait pas de la même oreille et le système a cessé d'évoluer. En 2005, 88% de ce parlement suite à des procédures inscrites dans la Constitution, une nouvelle constitution a débouché sur une campagne Anti-Catalane de la part de ceux qui voulait gouverner l'Espagne". 

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Après avoir défendu le référendum et attaqué les violences policières, rend "hommage aux personnes qui ont rendu possible, la tenue de ce référendum. Il remercie et apporte son soutien aux blessés. Il est très applaudi, dans le parlement. 

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Il parle du référendum d'autodétermination sur l'indépendance de la Catalogne. Il rappelle les électeurs empêchés de voter, les violences policières dans les bureaux de vote. Pour lui, le but était de produire un chaos généralisé pour que les électeurs ne se rendent pas dans les bureaux de vote. "2.8 millions de personnes ont vaincu leurs peurs et ont voté", dit-il. 

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"Il faut trouver la manière de réaliser nos aspirations : il faut du courage et du dialogue. J'ai parlé avec beaucoup de personnes, leurs suggestions sont respectables et légitimes (...) Ces personnes m'ont permis de voir des perspectives d'avenir".

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Pour lui, la Catalogne est un enjeu européen. Il dit que la Catalogne est dans un moment très grave et souhaite que les tensions s'apaisent. "Je tiens à m'adresser à l'ensemble de la population mobilisée pour le référendum et les manifestations. Nous avons tous des différences, des désaccords, des choses qui nous séparent mais nous faisons partie d'un même peuple"

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Carles Puigdemont prend la parole. Il démarre son discours en saluant le Parlement. Et se présente comme étant à la tribune à sa demande pour parler de la situation politique. 

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Tous les parlementaires, élus régionaux de toute la Catalogne ont pris place dans l'hémicycle catalan. La présidente du parlement s'installe et ouvre la séance. 

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Carles Puigdemont, le visage fermé vient de faire son entrée dans la salle du Parlement Catalan et prend place, sur son siège. Il relit ses notes. 

EN DIRECT 


Les parlementaires catalans reviennent dans la salle. Signe de Carles Puigdemont ne devrait pas tarder à faire son entrée dans la salle. La présidente du Parlement Catalan vient d'arriver également. 

EXPLICATIONS 


Carles Puigdemont a retardé la séance en raison de contacts pour une médiation internationale, indique le gouvernement catalan, une information aussitôt démentie par le gouvernement espagnol. Madrid a immédiatement démenti, jugeant une telle médiation "inenvisageable".

GUERRE DES NERFS


Selon le gouvernement catalan, Carles Puigdemont a retardé la séance en raison de contacts pour une médiation internationale. Madrid a aussitôt indiqué qu'une médiation n'était "pas envisageable" pour le gouvernement espagnol.

VIDEO 


La réaction d'Emmanuel Macron a la situation en Catalogne : "Je ne peux pas reconnaître sur un pied d'égalité le Premier ministre espagnol et le président de la communauté de Catalogne"

EN DIRECT - 24h PUJADAS


L'émission de David Pujadas consacrée notamment à la situation en Catalogne en direct sur Facebook. 

C'est un saut dans l'inconnu. L'Espagne s'aprête à vivre ce mardi une nouvelle journée décisive dans la crise qui oppose le gouvernement de Madrid aux autorités catalanes. Alors que, deux jours après d'énormes manifestations à Barcelone pour le maintien de l'unité espagnole, la région apparaît divisée sur la question d'une éventuelle sécession, Carles Puigdemont, son président séparatiste, va-t-il déclarer unilatéralement l'indépendance de la Catalogne comme il menace de le faire, temporiser ou faire machine arrière ? Celui qui est devenu la bête noire du Premier ministre, Mariano Rajoy, doit répondre à la question lors d'un discours devant le parlement catalan à 18H00. 


S'il semble déterminé à conduire la Catalogne vers, sinon une indépendance totale, une plus grande autonomie, Carles Puigdemont pourrait aussi choisir une voie médiane, à savoir une "déclaration d'indépendance en différé". Mais il pourrait égalemet se contenter d'une proclamation symbolique, évoquant l'urgence d'un dialogue. Loin de ces atermoiements, Madrid a d'ores et déjà prévenu qu'en cas de déclaration unilatérale d'indépendance il pourrait chercher à suspendre l'autonomie de la région. Une mesure jamais appliquée depuis la fin de la dictature de Francisco Franco.

Retrouvez les dernières informations de cette nouvelle journée de crise en Espagne dans le live ci-dessus.

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Le référendum d'indépendance en Catalogne

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