Irma : "Ne tirez pas sur l'ouragan", implorent les autorités en Floride

CAP'TAIN 1° DEGRÉ - Le shérif du comté de Pasco s'est senti obligé de demander à ses habitants de ne pas faire usage d'armes à feu dans une tentative désespérée de mater la formidable bourrasque qui s'est attaquée aux côtes floridiennes ce week-end, comme le proposait tout en sarcasme une page Facebook créée pour l'occasion.

Quand un des pays les plus accros aux armes à feu au monde est la cible d'un ouragan de la force d'Irma, il est des conseils qu'on ne se lasse pas de lire. C'est ainsi que la police floridienne a dû se fendre d'un tweet, dimanche 10 septembre, insistant auprès des habitants du comté de Pasco, en Floride, pour qu'ils ne tirent pas sur l'ouragan.


"Pour être bien clairs, NE TIREZ PAS sur Irma. Vous ne lui ferez pas faire demi-tour et cela peut avoir des dommages collatéraux dangereux". 

Comment en est-on arrivé là ? Tout simplement après qu'une initiative sur les réseaux sociaux a eu un peu plus d'intérêt que prévu. En l'occurrence, c'est une page Facebook créée par deux hommes par plaisanterie, invitant les habitants de la localité à "tirer sur l'ouragan Irma", avec l'explication de texte suivante : "Alors, cette tête de c** venteuse et ridicule d'Irma arrive sur nous ? Montrons leur qu'ici, c'est nous qui tirons les premiers". Le tout accompagné d'un graphique expliquant qu'en tirant correctement, la balle ne reviendra pas sur le tireur.

Mais ce qui était à la base une blague a été pour le moins pris au sérieux : en quelques heures, plus de 84.000 personnes s'étaient ainsi montrées intéressées par l'événement. Prenant de court l'un des créateurs de la page auprès de la BBC : "Je n'ai imaginé que cet événement puisse me dépasser de cette façon-là." Et d'admettre, avec un sens de la litote peu commun, que la chose lui avait "un petit peu échappé". 


L'intéressé a fini par prendre les choses en main en indiquant sur la page Facebook que tout ça était bien évidemment du second degré. "Bon, les gars, on y est. Le moment que nous attendions. C'était sympa d'avoir autant de réponses depuis Facebook. Mais du coup, j'ai aussi appris qu'à peu près la moitié du monde ne comprenait pas le sarcasme."


Un peu tard, sachant que depuis, la page a fait des petits. En espérant que l'initiative ne soit pas suivie d'effets.

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