Le fait divers du jour : un enfant écrit au juge pour que sa mère reste en prison

Le fait divers du jour : un enfant écrit au juge pour que sa mère reste en prison

DirectLCI
ÉTATS-UNIS - Dans l'Ohio, un garçonnet de 10 ans a écrit une lettre de deux pages pour que sa mère, responsable de la mort de son père, reste en prison. Celle-ci sera entendue par le juge le 4 novembre.

Metronews a fait le tour de la presse internationale et vous livre le fait divers du jour…

Les mots du garçon de 10 ans sont déchirants. Dans une lettre écrite au juge Robert Peller, le garçonnet demande de ne pas libérer sa mère de prison, condamnée pour avoir poignardé son père. "Cher Juge Peller, je pense que ma mère devrait rester en prison car je l'ai vu poignarder mon père en plein cœur avec ma sœur dans les bras", écrit Bradyn Takach. "Ça a pris une grande partie de mon bonheur et de celui de ma sœur", explique-t-il.

Originaire de l'Ohio, Etat situé au Nord-Est des Etats-Unis, l'enfant avait 4 ans lors du drame. Traumatisé, il a écrit une missive de deux pages destinée à être lue pendant l'audience lors de la prise de parole de sa mère, Shannon Smith, rapporte le site WLWT . Ligne après ligne, l'enfant décrit sa souffrance : "La vie serait dix fois meilleure pour moi si maman n'avait pas tué papa", écrit-il avec ses mots d'enfant.

"J'ai vu ce qu'elle a fait à mon père"

Shannon Smith a été condamnée en 2010 pour homicide volontaire et dissimulation de preuves dans le meurtre du père de ses enfants, Robert Takach, alors âgé de 25 ans en 2009. Après avoir poignardé son mari devant ses deux enfants, Shannon avait nettoyé la scène de crime puis placé son mari dans un lavabo. La mère des enfants a depuis lors effectué 6 des 10 années de prison auxquelles elle a été condamnée. "Je pense que ce serait mieux pour ma sœur et moi si ma mère restait en prison parce que j'ai peur d'elle", explique Bradyn dans la lettre envoyée au juge. "J'ai vu ce qu'elle a fait à mon père", écrit encore l'enfant, terrorisé.

La mère sera entendue par le juge le 4 novembre prochain. Lors du premier procès de la jeune femme, le juge l'avait décrite comme une "personne violente" ayant "brisé la vie de quatre générations au sein de cette famille". Et d'ajouter : "Ce qui s'est passé est indescriptible", avait rapporté à l'époque le Dayton Daily News . Un portrait qui ne devrait pas jouer en sa faveur le 4 novembre.

LE FAIT DIVERS D'HIER >> Il menace de se suicider parce que des policiers ont tué son perroquet

ENVIE D'ONDES POSITIVES ? >> L'émouvant cadeau d'adieu de l'hôpital au vieil homme mourant

Plus d'articles