Le groupe État islamique pourrait avoir recours à des voitures piégées en Europe

Le groupe État islamique pourrait avoir recours à des voitures piégées en Europe

ATTAQUES - Le groupe terroriste État islamique pourrait changer de mode opératoire pour viser des cibles en Europe. Il pourrait notamment avoir recours à des voitures piégées, avertit l’Office européen de police Europol dans un rapport publié ce vendredi à La Haye.

Les experts d'Europol sont soucieux. Dans un rapport publié ce vendredi à La Haye, ils estiment que le groupe terroriste État islamique développerait de nouvelles tactiques pour atteindre ses cibles en Europe. La France est en première ligne, mais la Belgique, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne et l'Allemagne présentent également un risque d'attaque.


Les experts en terrorisme avancent également que la probabilité d'attentats à la voiture piégée est élevée : "L'utilisation d'engins artisanaux, d'explosifs -militaires ou achetés dans le commerce- dans des voitures piégées", comme cela a été fait en Syrie ou en Irak, "n'a pas encore été employée par le groupe EI en Europe", écrivent-ils. Mais "étant donné que les modes opératoires utilisés au Moyen-Orient ont tendance à être copiés par les terroristes en Europe, il est tout à fait concevable que le groupe EI les utilise à un moment".


Europol rappelle que le groupe responsable des attaques à Paris et Bruxelles a déjà envisagé ce mode opératoire, avant de changer de plans face à l'intervention de la police. En septembre à Paris, une voiture chargée de bonbonnes de gaz avait ainsi été découverte à proximité de Notre-Dame. Un commando de trois femmes de 19, 23 et 39 ans à l'origine de cette tentative d'attentat, téléguidée de Syrie par Daech, avait été arrêté en banlieue parisienne.

Des dizaines de combattants de l'État islamique pourraient déjà se trouver en Europe

D'après les estimations des services de renseignement, des dizaines de combattants potentiels de l'État islamique pourraient déjà se trouver en Europe. Toujours selon ce rapport, les réfugiés de Syrie courent également le risque d'être recrutés et il est vraisemblable que des combattants de l'État islamique se sont infiltrés parmi eux. 


L'Office européen de police souligne aussi que des experts anti-terroriste s'inquiètent de voir la Libye devenir, après la Syrie, "une nouvelle base-arrière pour le groupe EI à partir de laquelle il mènerait des attaques au sein de l'Union européenne et en Afrique du Nord".


En 2015, les forces de sécurité européennes ont arrêté 667 personnes suspectées d'activités djihadistes, selon le même rapport.

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