Les boîtes noires ont parlé, les résultats de l'enquête bientôt dévoilés

Les boîtes noires ont parlé, les résultats de l'enquête bientôt dévoilés

CRASH – Après six jours de dénégations sur le caractère attentatoire du crash aérien, Vladimir Poutine a suspendu les vols russes vers l'Egypte. Dans le même temps, l'analyse des boîtes noires donne de l'épaisseur à l'hypothèse terroriste. Une conférence de presse est prévue le 7 novembre au Caire.

Une semaine après le crash de l'A321 dans le Sinaï , Vladimir Poutine a annoncé ce vendredi 6 novembre, la suspension des vols russes vers l'Egypte en accord avec les recommandations d'Alexandre Bortnikov, le chef des services secrets du pays (FSB).

"La soudaineté de l'événement"

La Russie n'a pas encore confirmé la thèse d'un attentat terroriste, mais celle-ci se précise, selon France 2 . Un enquêteur a en effet confié à la chaîne de télévision que les boîtes noires auraient permis d'entendre le retentissement d'une explosion qui n'aurait pas été consécutif à une panne de moteur. Plus tard dans la soirée, l'AFP s'est fait confirmer "la soudaineté, le caractère immédiat de l'événement". Une conférence de presse aura lieu le 7 novembre. Le responsable de l'enquête égyptienne et le ministre égyptien de l'Aviation civile, Mohamed Hossam Kamal, s'exprimeront pour la première fois publiquement sur ce crash.

La décision de Vladimir Poutine suit celles de la Grande-Bretagne et de l’Irlande, alors que la Russie n'avait pas encore fait de mouvement dans ce sens. "Je trouve nécessaire de suspendre les vols de l’aviation russe vers l’Egypte, jusqu’à ce que nous puissions établir les vraies raisons de ce qui s’est passé", a déclaré Alexandre Bortnikov.

Ces mesures de sécurité interviennent donc alors que Moscou et Le Caire réfutaient jusque là, l'implication de la branche égyptienne du groupe Etat islamique dans l'accident aérien qui a couté la vie à 224 personnes. Pourtant peu habituée à revendiquer des attentats qu'elle n'a pas commandités, l'organisation terroriste avait affirmé être à l'origine du crash quelques heures seulement après la catastrophe, affirmant qu'il s'agissait de représailles après les bombardements russes en Syrie. Face au déni du Kremlin, Daech avait à nouveau revendiqué l'attentat, ajoutant qu'il n'avait pas à fournir de preuves et qu'il en livrerait la démonstration quand il le déciderait.

Le Royaume-Uni remet en question la sécurité en Egypte

Des centaines de touristes russes attendent actuellement devant les comptoirs d’embarquement des compagnies russes de l'aéroport de Charm el-Cheikh, pour être rapatriés. Un dispositif déjà mis en place par Londres. Le Royaume-Uni s'est en effet accordé avec la compagnie aérienne Easy Jet afin que deux avions soient affrétés pour rapatrier les premiers touristes britanniques, alors que le Premier ministre David Cameron recevait jeudi 5 novembre Mohamed al-Sissi, le président égyptien. "Des experts consulaires et militaires britanniques ont été envoyés sur place pour étudier avec les compagnies aériennes le moyen sûr de rapatrier les quelque 20 000 touristes nationaux qui s'y trouvaient bloqués", a déclaré un porte-parole du gouvernement.

Quelques centaines de vacanciers britanniques ont donc quitté la station balnéaire ce vendredi en début de journée. "Le Premier ministre David Cameron a pris la bonne décision, je suis ravie que la sécurité des citoyens soit la priorité. Quand on est arrivé à Charm, la sécurité était déplorable", a expliqué une Britannique de 49 ans qui attendait un vol depuis mercredi. Les bagages des touristes leur parviendront dans une dizaine de jours a expliqué le secrétaire des transports britannique à la radio de la BBC. Cette décision a cependant été jugée "prématurée" par le gouvernement égyptien, qui craint par conséquent une chute de son attractivité touristique.

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